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“Avancer, c’est reconnaître le temps. Et reconnaître le temps, c’est accepter la mort.” - Cécile Wajsbrot

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Balthazar J. Pears


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Mer 26 Sep - 19:11
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C’était la dixième pleine lune de l’année. Tu avais appris au cours de ta longue vie à vivre dans des univers parallèles et à la fois mélangés. Tu traversais le temps et les calendriers à la manière d’une ombre qui traverse qui traverse la journée. Mais cette nuit était particulière. C’était la nuit de l’esprit. La nuit du survivant. Depuis deux siècles, on racontait aux alentour de Manokotak. Dans le village, on comptait sa légende comme étant celle du protecteur des Malonks. C’était un peuple aujourd’hui disparu dont chaque chef avait la capacité de se changer en loup. Mais la malédiction avait consumé la tribu et avait fini par la dissoudre complètement, ne laissant derrière eux qu’une grotte sacrée, profonde et éclairée d’étranges lueurs. Si tu connaissais si bien la légende, ce n’étais pas car tu avais vécu avec l’un des chamans de ce peuple. C’est parce que tu en était à l’origine. C’était toi cet esprit, ce protecteur. En réalité, si tu revenais sur les pas de ton histoire chaque année à la même date du calendrier lunaire, c’était pour Olkan. Il avait partagé ta vie. Il avait fait naître en toi cette émotion nouvelle, ce sentiment. L’amour. L’Amour avec un grand A.



Alors, à chaque anniversaire de sa mort, tu allais célébrer son retour à la nature. Cette nature qui était pour lui source de vie et de toute création terrestre. Tu arrivais au coucher du soleil, à la lisière de la forêt, la lumière de ton portail se mêlant aux derniers rayons rougeâtres du soleil qui semblaient irradier la neige de leurs teintes de pourpres. Tu attendais quelques instants, face aux arbres, ta silhouette noire jurant en se découpant à contre jour sur l’immensité immaculée. Tu attendais la permission d’entrer dans les bois. Vieille tradition que tu avais su garder de ton séjour à ses côtés. Quand enfin le vent soufflait son chant glacé sur ton visage, que tes pommettes rougissaient sous le baiser froid de la forêt, tu entrais dans l’abri des esprits sylvestres. Avançant d’un pas lent, calme et silencieux, tu avais appris à communiquer avec la nature, mais surtout, tu avais appris à la respecter, à l’écouter. Tu entendais a présent chaque feuilles danser telle une danseuse frêle et filiforme dans le valait tumultueux dans vents de la plaine, chaque bruissement plume, chaque goute qui tombait et se cristallisait au contact du sol, chaque quartz de neige qui crissaient sous ton poids en roulant formant des volutes comme le sable du désert. Petit à petit, la lune éclairait exposant sa phase mystique faisaient s’allonger les ombres les ombres tortueuses des branches comme un tapis de dentelle. Tu trouvais ça fascinant, tout comme la magie, la forêt présentait un visage différent, lointain, suivant le point de vu sous lequel on pouvait l’observer.



Laissant ton instinct te guider dans l’obscurité dansante des branchages, tu savourais ton périple. Le froid mordait tes joues et tirait la peau de ton visage telle une toile sur un châssis. Olkan, ou du moins l’esprit d’Olkan t’accompagnait le long du chemin de ton pèlerinage annuel. C’est comme s’il te prenait la main, cette faisait avancer dans le labyrinthe sombre qu’était cette forêt. Dans ce dédale immense, plongé dans le noir et déformé parles rayon mystérieux de l’astre nocturne, tu avais la sensation des sentir son souffle dans ton cou, sur ta joue et c’était toute ses émotions qui te permettaient chaque années de retrouver la grotte sacrée. A son entrée, un grand rocher plat servait de serrure à ce temple chamanique. Quiconque voulait entrer devait déposer un cristal qui éclairerai la grotte de ses ondes. Évidement, la tradition avait été perdue avec les Malonks, mais pas la magie de cette terre glacée.

Tu sortis la pierre de ta poche. D’aspect partiellement lisse, partiellement brute, elle était d’un blanc laiteux, translucide et laissait apercevoir des impuretés. Mais laéature n’a que faire des défauts, elles les créé. Tu avais monté le minéral à hauteur de ton visage, face à la lune, et l’avait embrassé comme si c’était la dernière chose que tu ferait. Le vide était faites toi. Puis, délicatement, tu t’accroupis et déposa la joyaux sur l’hôtel qui t’accueillait.



Quelques instants plus tard, la pierre de lune se mit à vibrer, et bientôt à luire en reprenant petit à petit son calme. Quand elle fut immobile, tu te tournais vers l’entrée sacrée et des centaines d’éclats se mirent à éclairer l’antre de leur lumière pâle. A cet instant, tu ne savais pas encore quoi, mais quelque chose clochait. Et quand tes yeux furent habitués à la lumière, tu compris. Des empreintes de loups se dirigeaient vers les profondeur souterraines, ancrées dans la neige, hors, de par les vibrations célestes du monument, aucun animal n’osait s’en approcher de trop près.

Tu pénétra lentement dans les entrailles de la terre après avoir marqué un arrêt et jaugé les vibrations du lieu. Rien ne clochais. Et c’est la seulement que tu les remarquas, ses taches rouges, coagulées sur une neige parfaitement immaculée, vierge de toutes traces. Qu’avait-il bien pu se passer ? Tes pas raisonnais dans la cavité, les semelles de tes chaussures, durcis par le froid, provoquait un claquement régulier sur la pierre du sol. Tu avança jusqu’à attendre l’extrémité de la grotte, et c’est là que tu le vis. Joshua. Sans trop comprendre ce qui t’arrivait. Tu distingua d’abord une masse noire à la lueur pâle et diffuse de cristaux, mais, entré dans la salle leur lueur s’intensifia. Un loup. Ou plutôt, un louveteau à la fourrure d’un noir de geai. Il semblait mal en point et blessé.



Comme un réflexe, tu t’accroupis. Tu n’avais pas peur, tu savais que ce loup n’était autre qu’un lycanthrope. Il ne pouvait en être autrement. Les Malonks avaient beau avoir disparus avec le temps, leurs descendants vivaient encore et dans cette partie du monde, la chasse aux créatures surnaturelles était une coutume bien ancrée. Quel âge pouvait avoir cet enfant ? Peu importe Balthazar, tu devais le sauver. Tu le savais, cette rencontre, ce jour précis, rien n’était arrivé par hasard. Si vous étiez tous les deux là, ce n’était pas pou rien. C’était écrit. Tu regarda l’animal et tendit la main, ton regard était doux, tes gestes lent, et tu présentas le dos de ta main afin que le louveteau t’identifie. « Allez, approches mon bonhomme, n’ai pas peur. C’est fini, je suis là maintenant, il ne t’arrivera rien. » Il semblait hésiter mais fini par ramper tant bien que mal, le pauvre semblait affaibli, meurtri, les chasseurs avaient dû le malmener avant qu’il puisse fuir et se réfugier ici, ou personne ne le trouverait. Il serait, à partir de cet instant, l’élu, celui qui est protégé par l’esprit des Malonk, par le survivant. Tu t’approcha lentement pour lui éviter des souffrances inutiles et tendis ta main vers son museau avant de passer lentement tes doigts sur le pelage de sa tête. « Je suis là, tu n’as plus besoin d’avoir peur. » Ta main glisse le long de son corps et tu sens un liquide visqueux, froid sur ta peau. Le jeune loup  est blessé.
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Joshua Pears


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Jeu 27 Sep - 17:03
“Avancer, c’est reconnaître le temps. Et reconnaître le temps, c’est accepter la mort.” - Cécile Wajsbrot Plus que deux cycles lunaires avant que le petit Maikan ne fête ses 8 ans ! L’enfant est surexcité aujourd’hui et il passe son temps à supplier son père de l’emmener chasser avec lui. Sa méthode de harcèlement porte finalement ses fruits, puisque son père accepte enfin en soupirant. La mère approuve avec un léger sourire face à l’explosion de joie de son fils. Elle prend soin de bien l’emballer dans son petit manteau, et lui fait jurer de bien faire attention à ne pas déranger son père.

La promesse est faite, et aussitôt le petit se précipite dehors pour retrouver le chasseur et l’observer avec grand intérêt en train de préparer les appâts. Malgré la concentration de son paternel, Maikan ne peut pas s’empêcher de poser des tas de questions sur les loutres, les castors et éventuellement les renards que son père espère attirer. La viande et la fourrure seront utiles pendant l’hiver déjà bien installé. Excité à l’idée de voir des animaux de près, le petit Maikan s’amuse à entourer son père avec ses traces de pas dans la neige. Les derniers préparatifs sont faits, et après un dernier bisou déposé sur la joue de sa mère, le jeune garçon disparait à l’horizon avec son père – prêt pour une partie de chasse qu’il doit s’obliger à ne pas saboter à coup de grands cris surpris.

La chasse est bonne. Ils ont dû patienter un certain temps, mais un gros castor bien gras s’est pris dans un piège. Maikan a retiré sa moufle pour tester la douceur de la fourrure de l’animal alors que son père réinstalle un appât. Soudain, de grands cris se font entendre. Un groupe se dirige hâtivement vers eux en les désignant de loin. Le petit garçon leur fait signe sans se douter qu’ils viennent de devenir les chasseurs chassés. Son père a l’air plus inquiet. Il a à peine le temps de prononcer le nom de son fils d’un ton terrifié. Le petit ne l’a jamais entendu parler avec une telle intonation et relève des yeux interrogateurs vers lui. Au même moment, le coup de feu retentit dans toute la plaine. Le père tombe à la renverse et pousse un grognement de douleur. Il est atteint à l’épaule. Pourtant il ne prend pas le temps de vérifier l’état de son bras. Déjà il roule sur le côté et se remet sur pieds.

Cette fois, le petit a compris que quelque chose de grave se passe. Les larmes lui montent déjà aux yeux. Les trois hommes se rapprochent et parlent encore plus fort. L’un crie sur les deux autres. Ils se mettent à courir. Le père ordonne à son fils de faire pareil, mais Maikan est trop terrifié pour s’enfuir sans son père. Alors l’homme qui a toujours été bienveillant avec lui se met soudainement en colère et insiste. Son fils doit être courageux. La peur qui brille dans le regard du grand homme lorsqu’il pose une dernière fois son regard pressé sur son fils imprègne le petit.

Maikan prend définitivement peur lorsque son père braque son fusil – réservé aux animaux – sur les hommes qui ne sont plus très loin. Il tire à son tour sur le groupe occupé à recharger et grogne à nouveau parce que son épaule blessée l’empêche de viser pour tuer. Le fils prend enfin les jambes à son cou. Il est trop jeune pour comprendre la haine de ses poursuivants. Lorsqu’il entend les derniers cris de son père qui y laisse la vie pour défendre sa progéniture en fuite, il est saisi d’une terreur sourde qui lui fait perdre la raison. Il pourrait en vomir ses tripes et s’évanouir dans la neige. Pourtant, une force inattendue agite ses petites jambes aussi vite qu’il le peut alors que l’adrénaline court dans ses veines. Pas assez vite ! Pas assez vite ! Une petite voix dans sa tête hurle et le presse toujours davantage. Il n’ose pas se retourner. Il doit courir plus vite, toujours plus vite !

Finalement, sa nature répond à son désespoir. Dans une crise instinctive non maîtrisée, il se transforme en louveteau et détale plus vite que jamais à travers la forêt qu’il a réussi à atteindre. Les hommes ont eu le temps de se rapprocher cependant. Au loin, ils ont été témoin de la transformation et ont visé sans scrupule la petite bête noire qui s’enfuit entre les arbres. Le louveteau a si peur qu’il ne prend pas conscience tout de suite de la douleur qui irradie dans son flan. Son souffle se fait soudainement plus court et il est tout de même forcé de réduire son allure. La queue entre les pattes, il couine et renifle à la recherche d’une aide qui ne vient pas. Il voudrait hurler pour appeler sa mère, mais les voix des chasseurs ne sont pas loin et l’idée de les attirer l’empêche de prononcer le moindre son.

Ses poils se hérissent lorsqu’il est convaincu que les hommes ne sont plus loin. Ils ont suivi ses traces, très probablement. Ces chasseurs sont déterminés à le retrouver. En dernier recours, Maikan glisse la tête dans un petit trou entre deux roches. Il force le passage, glisse une patte dans la fente, puis l’autre. Avec toute la force d’un désespéré, il tire sur son corps pour l’obliger à passer dans ce petit trou qui pourrait lui offrir une bonne cachette. La blessure est pressée par la roche et le fait couiner encore, mais enfin, il est passé. A bout de forces, il s’enfonce aussi loin que sa vision le lui permet dans la grotte dans laquelle il s’est faufilé, et trouve refuge entre deux rochers. Là, il se roule sur lui-même et se fond dans les ténèbres grâce à son pelage noir, caressant le doux espoir de fusionner avec elles. Si seulement il pouvait devenir une ombre, disparaître et devenir introuvable ! Ces hommes seraient bien obligés de rentrer chez eux, et le petit Maikan pourrait retrouver son père et sa mère. Toujours trop inquiet pour pousser un hurlement cependant, il se contente de faire passer le temps en léchant timidement sa blessure. Il n’aime pas le goût de son propre sang, et finit simplement par s’endormir, le sommeil lui offrant un parfait refuge face à l’oppression qui l’étouffe dans ce piège rocheux.

Il se réveille en catastrophe lorsqu’un bruit fort raisonne à l’entrée de la caverne. Les oreilles pointées vers l’origine du bruit et le cœur affolé à l’idée que quelqu’un vient, le louveteau se recule encore contre la roche dans son dos. Le ventre à terre, il se fait plus petit qu’il ne l’est déjà alors que soudainement toute la grotte s’illumine. Horreur ! L’animal pousse un tout petit couinement inquiet alors que la lumière trahit sa position. Déjà les bruits de pas semblent se rapprocher. Le louveteau n’ose plus bouger. Sa seule chance reste de ne pas être repéré entre ses deux compères cailloux. Ses deux petits yeux ocres, ronds comme des billes, observent donc dans un silence parfait cet homme immense qui s’avance vers lui.

Il l’a vu. Sans une hésitation, l’homme s’est avancé vers la petite boule de poil et s’est accroupie juste devant. Maikan prend aussitôt peur mais ne peut plus reculer, alors dans un mouvement défensif purement instinctif, il montre ses tout petits crocs et grogne le plus férocement possible alors que ses poils qui se hérissent lui donne un tout petit peu plus de contenance. Nullement effrayé, l’humain lui tend la main et lui parle d’une voix si douce que le louveteau en est surpris. Il cesse de grogner mais ne s’approche pas tout de suite. Craignant de se jeter tout droit dans un piège, il se contente de le renifler de loin. Et il est à nouveau surpris par cette odeur si particulière qu’il n’a jamais sentie avant. C’est comme si…l’homme venait d’ailleurs. A nouveau couché sur le sol, sagement soumis, le jeune loup détaille les traits de cet étranger curieux qui a osé s’aventurer jusqu’ici sans lui vouloir apparemment de mal. Sans oser l’affirmer tout à fait, Maikan se demande s’il s’agit du fameux esprit Malonk dont son père lui a si souvent parlé. Le survivant, qui vient tous les ans visiter ces bois.

Il décide alors de s’approcher enfin, pour l’analyser de plus près, et l’esprit fait aussi un pas vers lui. Maikan le renifle à nouveau et couine doucement alors que le grand homme fait glisser sa main sur son poil collé par le sang coagulé. La balle que les chasseurs ont tirée a éraflé son flanc et n’a par chance pas causé de dommages trop graves. La douleur est cependant bien réelle, et le sang que le petit a perdu a drainé ses forces. Puisque l’étranger semble décidé à lui vouloir du bien, il se blottit contre lui pour retrouver un peu de chaleur et lui demander implicitement de l’aide. Peut-être que si le louveteau guide l’esprit jusque sa maison, celui-ci acceptera de l’aider jusque-là ? Il pousse un bref jappement pour interroger l’homme et avance laborieusement de quelques pas vers la sortie avant d’attendre son nouvel accompagnateur pour l’attirer avec lui. Dès qu’il sera sorti, il pourra hurler aussi fort qu’il le peut pour appeler ses parents à la rescousse. Maikan est certain que le survivant le protègera des trois monstres si jamais ils sont encore dans les parages.
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Balthazar J. Pears


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Jeu 27 Sep - 21:03
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À vrai dire, en y repensant, cette fois là, quelque chose avait changé. Tu n’y avais pas fais attention mais plus tard, cela t’étais revenu comme un témoignage, un détail qui sur le moment ne t’avais pas paru important, n’avais pas attiré ni ta vigilance ni ton sixième sens. Tout était calme. Si calme.. probablement trop calme. A l’habitude, la nuit laissait place à un monde mystérieux dans ses forêts tapissés de neige. Cette nuit là, une tension était palpable. Un silence oppressant. Un silence qui semblait raisonner dans toute la vallée. Un silence froid, audible. Pénétrant.Une absence de bruit pesante et macabre.Le genre qui semble hurler. La forêt semblait être aux aguets. Blottie dans un mutisme sévère et tranchant. Il n’y avait pas de chouette qui hululait, pas de renard quijappep ou d’autres animaux nocturnes faisant entendre leurs voix perçante. Tout était d’un calme sans pareil sous les rayons obscures et froids de la lune. Le crissement tapis blanc qui se déroulait sous tes pas était semblable à un vacarme dérangeant tout à coup une sérénité disgracieuse. Mais tu ne t’étais pas aperçu de cela, du moins pas tant que tu avais pu retrouver le confort et le grouillement vibrant de New-York, ton foyer.

Les abords de cette caverne t’emplissaient toujours d’une émotion particulière. Pas seulement parce que c’était Olkan qui t’avait présenté à elle. Tu te rappelais encore son regard froid et si chaud à la fois. Ses prunelles d’un bleu électrisant. Cette Aura qu’il dégageait, empêchant quiconque de l’ignorer et de détacher son regard de ce visage angélique. Croiser son regard c’était comme plonger dans un océan gelé, c’était grisant. C’était comme volerons un ciel si bleu qu’il aurait pu donner des ailes au coeur les plus retissants.
Si cette grotte était si particulière c’était avant tout pour son pouvoir. En y entrant, et en apprenant à y entrer en temps que chaman, on ne faisait plus qu’un avec elle. On faisait corps avec une nature préservée. Une nature vibrante, différente. Voir ses cristaux s’animer et se mettre petit à petit à luire était un spectacle époustouflant. Chaque année, tu restais ébahis, sans voix devant cette splendeur, ce balais de luminescence. La première fois, tu avais même eu les larmes aux yeux. Cet endroit regorgeait d’une magie puissante, mystique. Tu sentais chaque onde de magie entrer en toi par les pores de ta peau, tu respirais un air si pur, si bon qu’on aurait pu le dire divin.

Cette nuit là, tu ne pu pas rendre ton hommage, mais la légende perdurerait. Elle en serait même renforcée, les gens ne Manokotak ne parleraient plus que de ça pendant plusieurs années et les générations futures seraient tenue au courant de la légende. Quand tu vis les traces de sang, tu ne pu réprimer un léger mouvement de recul.Tout tes sens étaient à présent en alerte et ton pouvoir grandit en toi dans un frisson à la fois chaud et glacial.. Ton sang ne fit qu’un tour et tu avais le souffle court. Les volutes blanches qui sortaient de ta bouche entrouverte étaient devenus irrégulière. Que pouvait-il bien se passer ? Ce ne pouvait être le sang d’un animal égaré, éconduit et blessé..
Tu serras les poings, ferma les yeux et fis le vide. Concentre toi Balthazar, tu n’as aucune raison de t’inquiéter. Tu te laissa deux seconde, une fois comptées, tu retrouvas ton calme, analysant la situation d’un oeil clinique. Comme à chaque fois, tu eu l’impression en entrant de traverser un voile pur de magie, c’était comme une toile invisible qui pénétrait jusqu’à ton âme et la caressait d’une brise douce et légère. À ton passage, les pierres lune scintillaient et leur lumière s’intensifient dans un halo bleu opaline.
Tu arpentais l’antre, sur le qui vive, l’oreille tendue, le regard perçant, la bouche entrouverte, les mains ouverte, prêtes à agir. Surveillant les moindres mouvements, les moindres bruit dans le tunnel. Tu es prêt à bondir, à te protéger, mais finalement, tu finis désarçonné.

Quand enfin la grande salle s’éclaire de sa lumière enchanteresse, toute tiens là, debout la sortie du tunnel. Pendant une fraction de seconde, tu ne comprends pas. Et puis, ton regard’s’attarder les deux rochers du fond. Plus précisément entre les deux rochers. Il est là, étendu, tentant de se tapir tant qu’il le peut dans une obscurité qui peu à peu a disparue. Ta vision se fait plus précise, tes pupilles se dilatent et font bientôt de l’espace un décor net. Tu distingue à présent un pelage noir comme le charbon, orné de deux yeux d’or pur. Il a l’air jeune et semble essayer de se faire plus petit qu’il n’est. Un louveteau pas plus grand qu’un chat. Sa fourrure se dessine nettement sur la pierre blanchie par les rayons lumineux et cristallins. Tu n’hésite pas vraiment, mais tu prends ton temps. Le petit semble terrorisé. Où peuvent bien être ses parents ? Tu avances doucement dans sa direction, en arrivant à quelques mètres de lui, tu commences à courber l’échine pour remettre à sa hauteur. Tu poses délicatement une main sur le rocher alors que l’autre se tend vers lui afin qu’il te jauge. Tu es confiant, même si c’est un humain qui est dans le corps de l’animal, ta vision du loup oublie cet aspect et tu ne vois en lui plus qu’un être doué d’un sixième sens.

Dans un premier temps, acculé, il montre les crocs et se gonfle. Tu souffle entre tes dents et cherche la fréquence qui accrochera son oreille et l’apaisera. « Shhhhhhh.. Calme toi.. Doucement.. » Tu murmure lentement, rien ne presse. Bientôt, petit à petit, les yeux de l’animal se détende, les muscles de se paupière se relâchent et redonne à ses iris toute leur taille. Son grognement guttural cesse peu à peu, il semble avoir compris que tu ne lui veut et ne lui fera aucun mal. Après un court instant à lui sourire dans le silence, tu approche doucement ta main plus poche de son visage et effleure son pelage. Tu lui souris d’un air apaisant, réconfortant comme si tout danger était écarté et qu’il n’avait plus rien à craindre. Ta main se pose délicatement sur la tête du louveteau et toi viens doucement le masser entre les yeux comme on masse un bébé pour l’apaiser ou l’endormir. Tu finis par t’assoir en tailleur face à lui. Tu sens déjà une connexion entre vous sans pouvoir encore la décrire, mais elle est bien là. Tout cela te trouve un peu et à la fois te réchauffe le coeur. Tu n’est pas des chevaliers qui sauves toutes les veuves et tous les orphelins mais cette rencontre n’était pas dû à un simple hasard, si vous vous retrouviez ici, ce soir là, tous les deux, c’est qu’une destinée commune, si courte qu’elle pourrait être vous était dédiée.

Il se traine bientôt vers toi, lentement, faiblement, c’est comme si le temps était suspendu. Il s’avance, te sens, t’identifie et bientôt se met à couiner. Ce bruit te fend le coeur, comment aurais-tu ou rester insensible face à cela ? Ce son semble raisonner dans ton crâne et creuser au plus profond de toi une entaille éternelle, tu peux d’ailleurs l’entendre encore aujourd’hui tant ce bruit t’a marqué. Confiant, il se blottit bientôt contre toi, la tête posée sur ta jambe. Tes doigts délicats passent sur son flanc, tu réalise au contact froid d’un liquide visqueux, avant même d’avoir levé la mais devant tes yeux, que c’est du sang. Il est blessé, meurtri. Son regard tendu vers le tien ne te fais pas pitié, mais tu ressens ce que lui peut ressentir également. La douleur doit être grande, la blessure ne semble pas profonde mais elle saigne et le flanc est une zone extrêmement nerveuse.
Très lentement, et avec beaucoup de précautions, tu avances lamineur la blessure. Cette lenteur dans ton geste n’est pas faites pour avoir le temps de réagir en cas de retournement jeune loup, mais pour le préserver de la douleur, ton autre main passe tendrement sur sa tête. Tu essais de cicatriser la plaie mais n’y parviens pas. Les chasseurs ont utilisés des balles spéciales, et sans ton matériel tu ne peux rien pour lui, en revanche, tu peux l’aider contre la douleur. Une ondée calme et délicate viens bientôt caresser son front et diminuer la douleur cependant ne peux pas complètement la faire disparaitre en raison de la composition du projectile.

Il tente de se lever, toujours faible, il titube un peu. Son regard semble te dire qu’il t’attends. « Tu veux que je te suives ? » Tu te lèves lentement, le louveteau tournant se tête vers toi et avançant vers la sortie. Tu le regardes mais ils stoppe net à l’entrée de la grotte. Tu relèves lentement la tête et c’est là que se dessine trois silhouettes dans les ombres de la nuit. Tu passe devant l’enfant et t’en les doigts pour lui ordonner de rester en retrait. Les trois chasseurs pointent leurs armes vers toi. Tout se passe en une fraction de secondes. Ils hésitent et c’est sans doute l’erreur qui leur sera fatale.
Tu tends la main ouverte devant toi et la ferme d’un coup sec. Les trois assaillants s’effondre sur leurs genoux. Brusquement tu envois la main vers ta droite et chacun d’eux dans un mouvement simultané vole sur plusieurs mètres de coté avant de s’effondrer lourdement dans la neige ou contre un arbre. Le danger était à présent écarté. Tu te retournes, observant le louveteau, espérant qu’il va bien et qu’il te guide vers sa destination.
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Joshua Pears


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Ven 28 Sep - 15:42
“avancer, c’est reconnaître le temps. et reconnaître le temps, c’est accepter la mort.” - cécile wajsbrot La caresse du sorcier a soulagé le jeune loup. Maikan souffre moins et peut retrouver un souffle normal. La blessure le lance encore lorsqu’il se redresse sur ses petites pattes, mais la douleur est supportable. L’esprit Malonk a fait des miracles et le louveteau lui en est grandement reconnaissant. Il voudrait lui dire merci, mais son instinct l’encourage encore à rester sauvage. L’animal a beau être rassuré par le grand homme, il reste apeuré par ce qui l’attend à la sortie de la grotte.

Finalement, il n’a qu’une hâte : retrouver ses parents. Protégé par des visages connus, blottit dans les bras bienveillants de sa mère, l’enfant pourra enfin se convaincre que le pire est passé. Il trouve alors le courage de s’avancer vers la sortie de la grotte. Prudemment, attentif au moindre bruit qui raisonne dans la cavité, et surtout en prenant grand soin d’attendre son nouvel ami le survivant. Hors de question de s’aventurer dehors tout seul pour le louveteau. Il jette régulièrement un regard derrière lui pour s’assurer que l’homme le suit. Par chance, celui-ci semble comprendre et accepte de l’accompagner. Satisfait, le petit louveteau se sent plus fort et trottine vers l’ouverture de la grotte.

Soudain il se fige, les oreilles plaquées en arrière et la queue ramenée contre son corps. Il soulève timidement ses babines sans oser grogner vraiment. A-t-il la moindre chance face à ces trois hommes qui viennent d’apparaître devant lui ? L’animal se sent pris au piège. Il recule doucement, hésitant. Il ne pourra pas fuir. Sa seule option, c’est l’attaque. Alors poussé par l’instinct, il redresse la queue et gonfle son poil en grognant pour de bon lorsque l’un des chasseurs fait un pas vers lui. L’instant suivant, l’esprit Malonk s’avance et dépasse le louveteau qui se réfugie bien volontiers derrière lui. En quelques secondes, les hommes sont jetés au sol puis dans les airs sans même que le survivant n’ait à bouger les pieds. Pendant un instant, le petit loup reste collé au sol, impressionné par les cris qui ont été poussés. Et puis encouragé par le sorcier, il se décide enfin à mettre une patte, puis les autres, dans la neige.

Les chasseurs envoyés un peu plus loin n’ont pas l’air décidé à bouger. Qu’importe, le louveteau ne se risque pas à aller les renifler. Il trace sa route pour mettre aussitôt autant de distance que possible entre les assaillants et lui. Il trottine malgré sa blessure entre les arbres, pressé de sortir de la forêt dans l’espoir de retrouver bientôt son père qui doit le chercher. Plusieurs fois, il se retourne vers l’humain et aboie pour le presser. A la lisière de la forêt, le père du petit loup n’est pas là. Un peu déçu mais pressé de rentrer chez lui, le louveteau ne résiste pas à pousser un court hurlement. Il les appelle, leur raconte sa détresse, sa douleur et son besoin de protection. Mais le silence de la nuit se contente de lui répondre. D’autant plus déçu, le jeune loup est triste de ne pas pouvoir être rassuré par un hurlement connu. Son impatience à rentrer chez lui n’en est que renforcée. Il voudrait que le sorcier se presse encore davantage, mais l’idée de parcourir ces bois sombres tout seul l’inquiète plus que de devoir patienter encore quelques longues minutes avant de revoir ses parents. Alors le petit prend sur lui. Il se retourne régulièrement, patiente, repose son corps blessé et fatigué malgré le stress qui le presse de ne pas s’arrêter.

Lorsqu’enfin sa maison est en vue, Maikan ne peux pas résister. La promesse de sécurité l’attire comme un aimant. Il se met à courir vers cette petite cabane modeste aux couleurs de bois, toute simple mais charmante. Deux chambres, une petite salle de bain, une cuisine toute en longueur et un grand salon avec une large cheminée. C’est une maisonnette fonctionnelle qui a toujours convenu à la petite famille. Un peu partout sur les murs et les poutres sont accrochés du matériel, des photos, et des herbes séchées sans véritable logique d’organisation. L’odeur de feu de bois et de bonne cuisine se mêlent souvent dans le salon où Joshua aime passer le plus clair de son temps, blotti sous une grosse couverture et près du feu, bien à l’abri du froid.

Ayant parcouru les derniers mètres en toute hâte, le petit loup se précipite à l’intérieur et s’engouffrant en toute hâte par la porte d’entrée restée entrouverte. Etrange, la mère déteste laisser entrer le froid inutilement. Mais l’animal pressé ne prend pas le temps de se faire la remarque. A peine a-t-il trottiné quelques pas à l’intérieur que déjà l’odeur du sang lui frappe la truffe. C’est une odeur forte qu’un loup ne peut pas ignorer. Aussitôt, sans s’inquiéter du désordre qui trahit le déroulement d’une lutte féroce, le louveteau traverse le bazar en suivant la piste. Le feu est presque éteint, chose étrange car la mère du petit Maikan s’efforce toujours de conserver des flammes vigoureuses pour garder ses deux garçons bien au chaud. Dans la cuisine, on entend quelque chose qui mijote sur le feu. La mère était probablement en train de préparer un bon petit plat en attendant le retour des deux chasseurs.

La piste attire cependant le petit loup vers la salle de bain, à l’opposé de la cuisine. C’est là que l’enfant trouve sa mère affalée sur le sol. Aussitôt, il pousse un couinement surpris et se jette sur elle en la reniflant dans tous les sens. Il l’interroge d’un regard inquiet, les oreilles timidement couchées en arrière. Qu’est ce qui se passe maman ? Pourquoi tu es couverte de sang ? Où est-ce que tu as mal ? L’arrivée de son fils arrache un cri étouffé à la mère qui tente laborieusement de se relever. Le petit l’encourage en lui léchant le visage et les mains. Il couine encore et lui raconte en toute hâte les horribles choses qui sont arrivées aujourd’hui. Il est si inquiet qu’il ne tient pas en place et tourne autour de sa mère qui souffre. L’angoisse lui serre le cœur et l’estomac comme jamais. Il se demande si elle aussi, elle a été attaquée par des chasseurs. Est-ce qu’il y en a d’autres qui risquent de venir dans leur tanière ? L’enfant est pressé par l’horreur de ce qu’il vient de vivre, troublé par la souffrance de sa mère et agité par la frayeur d’une menace toujours présente. Il est incapable de retrouver son calme. La peur l’oppresse et il ne parvient pas à conserver suffisamment d’équilibre pour reprendre une forme humaine. La malédiction resserre ses griffes sur lui alors que l’instinct guide ses moindres réactions. L’enfant est affolé, condamné à sa forme sauvage, et par conséquent incapable d’aider sa mère.

Quoi de plus frustrant pour l’enfant que de ne pouvoir pousser que des petits couinements inquiets et incompréhensibles pour sa mère ? Par chance, l’esprit Malonk est encore là. Béni soit-il, cette force de légende à la puissance avérée. Lorsqu’il pousse à son tour la porte de la salle de bain, le louveteau lui adresse un court hurlement inquiet pour l’appeler à l’aide. L’état de sa mère est critique, il faudrait un miracle pour la soulager. Peut-être le même miracle qui a soulagé la blessure de son flanc ? Alors le jeune animal supplie encore son sauveur et vient se blottir contre sa mère qui juge le nouveau venu du regard. Elle appuie sur la blessure qui lui a perforé l’abdomen avec les bandages qu’elle a pu attraper dans la pharmacie au-dessus de l’évier. Mais son effort est vain, elle le sait. Le sang qu’elle a perdu lui sera fatal. Celui qui lui reste encore est de toute façon empoisonné par les armes que ces immondices humaines ont utilisées contre elle. Elle est condamnée, et c’est son homme qu’elle espérait voir accompagner son enfant pour pouvoir faire ses adieux proprement. Son inquiétude redouble lorsqu’elle comprend que son louveteau est seul avec cet étranger et que son mari ne traversera pas cette porte après lui. Tout ce qui lui importe, c’est de protéger son fils. Alors elle grogne quelques mots. Elle encaisse la souffrance et s’efforce d’expirer encore quelques minutes pour obtenir une promesse sacrée de la part de l’inconnu que son enfant semble connaître.

De plus près, elle reconnaît les traits vagues de cet homme qui se montre chaque année près de la grotte sacrée. Elle se remémore la description plus ou moins exacte de la légende, et les larmes se mettent à couler sur ses joues lorsqu’elle est définitivement convaincue de voir le survivant approcher. Est-il venu pour l’emmener dans le monde des esprits ? « Mon fils…Protégez mon fils. Par pitié, son âme est pure, bénissez-le de votre protection. Je n’ai plus que ma vie à vous offrir en offrande. » La mère marmonne une supplique absurde mais pleine d’espoir. En tant que louve Malonk, elle y croit, à ces histoires qu’on pense absurdes. Elle ignore qu’elle s’adresse à un homme et marchande jusqu’à son âme avec l’esprit des Malonk pour accorder une belle vie tranquille à son fils. La mort ne lui fait plus peur, elle qui a craint de s’éteindre avant de revoir ces petites pupilles ocres qui la fixent avec tant de tristesse. Elle répond à ce regard désespéré avec beaucoup de mélancolie. Elle pourra veiller sur lui depuis l’endroit où elle s’en va, elle en est certaine. Elle voudrait avoir le temps de le convaincre lui aussi, pour l’apaiser avant de s’endormir. Mais la douleur perd de son importance alors que les ténèbres froides s’emparent peu à peu de son corps. Très vite, le sommeil pèse sur elle et remporte le combat sur son instinct maternel qui aura lutté jusqu’au bout, histoire de gagner encore quelques secondes avec son fils.
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Balthazar J. Pears


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Mer 3 Oct - 19:22
La rencontre d'une meute
feat Joshua
Tes mains engourdies pas la rudesse d’un hiver glacial avaient finie par se réchauffer sous le passage du flot délicat de la magie. Ton pouvoir parcourait l’intégralité de ton corps comme un flux. Un flux vital entrant en toi comme une délicate brise de printemps comme tu en avais connu dans ton enfance. La magie fait parfois des miracles et certain souvenir remontaient avec elle devant tes paupières closes. Ta respiration se faisait lente. Entre tes lèvres à demie ouverte, l’air froid s’engouffrait, grisant au plus profond de ton être. Le cristaux de la caverne s’étaient mis à briller d’avantage et vibraient dans un tintement cristallin. Tu ressentais la douleur du louveteau, blotti contre toi, elle entrait en toi et s’évanouissait comme la vapeur d’un fer sur de la soie.
Tu étais fébrile, inquiet pour l’animal qui se levait avec difficulté. Et avant de sortir, silencieusement, tu posas chacune de tes mains sur les rochers qui t’entourais.

Tu allais faire une promesse à cette grotte. Une promesse aux esprits dessus lieux. Une promesse aux anciens. Un serment qui te lierai à vie. Un serment qui allait tout bouleverser. Tu ne serais plus seul. Tu ne serait plus le maître unique de ta vie. Tu ne serais plus simple décisionnaire. Tu ne serais plus ta préoccupation principale. Un nouvel être entrait dans ta vie et serait accroché à toi par les liens sacrés des Malonks dont il descendait. Tes paupières s’était closes au contact de la pierre. C’est comme si ton esprit s’était détaché de ton corps. Tu étais en connexion avec les forces de la nature. En relation avec un monde impalpable et pourtant bien présent. tu allais celer un pacte immuable pour protéger ce garçon et lui assureur avenir. Quand tu rouvris les yeux, dans un spasme, quelques instants plus tard, les cristaux cessèrent de trembler et envoyèrent une onde pulsée de lumière vers la sortie de la grotte. Il te fallu quelques secondes pour reprendre tes esprits et te relever.

Le petit animal marchait devant toi, se retournant régulièrement pour t’observer ? Mais où t’emmenait-il ? Tu avais ton idée et le long des boyaux caverneux, tu réfléchissais. Au dehors, tu entendais le vent souffler. Sans doute la neige avait elle repris son balais nuptial. Le froid avait raidi ressemelles de gomme qui claquaient tels le silex sur la roche irrégulière du sol. La lumière mystique s’éteignait derrière vous, au fur et à mesure de votre avancée vers la sortie, le calme et la pénombre reprenait ses droits sur les lieux.
À mi-chemin, l’idée te frappa. Comme une évidence elle s’imposa à toi. Il était seul, tu l’avais ressenti, mais si les esprits avaient accepté dentellier à lui, c’était qu’il ne l’était probablement déjà plus. Où était ses parents ? Étaient-ils encore en vie ? Tu en doutais fortement. Un frisson parcouru tout ton squelette de sa vibration froide et lugubre.

Ton regard posé sur lui, tu sentais déjà que tu l’aimais. Tu ne savais pas s’il avait senti en lui ce lien que tu venais de créer, tu ne savais pas non plus pour quelle raison tu l’avait fait. C’était en toi. Pour toi, une évidence. Comme si tout avait été écrit depuis le début, ta rencontre avec Olkan, sa mort, précisément à la même date que cette attaque chasseur, précisément cette nuit, précisément que le louveteau s’était réfugié dans cette grotte et non dans une autre. En fait tu n’avais pas eu besoin d’y penser. Ni de réfléchir, à bien y penser. Ça s’était fait naturellement, non pas comme un rituel, plutôt comme un réflexe. Et encore, plutôt une intuition profonde, guidée par l’inconscient.
Soudain son poil se gonfle, ses babine se retroussent. Il reste silencieux mais n’en est pas pour autant apeuré, voire énervé. Tu le sens anxieux, entouré d’une atmosphère pesante, électrique. Ses pattes se fléchissent, il est prêt à bondir.
Tu relèves la tête et aperçois ses trois silhouettes qui se devinent dans le blizzard nocturne. Des chasseurs. Probablement avaient-ils réussi à suivre la piste de la bête jusqu’à sa tanière malgré la neige qui fouettait ton visage, cinglant ta peau de sa froideur mordante. Tu n’avais pas peur, en presque quatre cent ans tu en avais vu d’autres, tu avais eu le temps d’apprendre à te défendre. Mais aujourd’hui c’était différent. Quelque instant auparavant, tout avait changé. Tu ne défendez plus seulement ta vie. Plus du tout, même. Tu défendrais l’enfant à présent, et ce, au péril de ta vie. Tu t’avança et d’un revers de main balaya vos assaillants.Ses trois ombres menaçantes ne firent pas obstacle longtemps, elles s’étaient volatilisées dans les airs telle une vapeur de therme à ciel ouvert.

Un instant de flottement plus tard, un silence, un calme bien trop silencieux, le jeune loup s’élance dans une course effrénée. Son corps le lance, sa démarche te le prouve mon son instinct repousse à courir, malgré la blessure, malgré la douleur et la neige qui tombe drue. Bientôt, sa masse noire se fond dans la blancheur du paysage gelé, sa silhouette s’évanouit dans les ombres de la nuit dansante sous le blizzard. Il te devance et ton coeur se serre. Tu as peur, peut être d’aut(des chasseurs rodent-t-ils. Et s’il se perdait dans l’épais manteau neigeux qui barrait les sens. S’il tombait en hypothermie. Tu t’arrêtes une seconde pour reprendre ton souffle et quand tes craintes t’assaillent de toutes parts, tu relèves la têtes, la main appuyée sur l’écorce d’un arbre. Tu l’entends, si tu ne peux pas te guider à la vue, sers toi de ton ouïe Balthazar. D’abord des aboiements puis c’est le hurlement d’un loup en détresse qui te parvient. Il raisonne en toi comme un diapason, il déchire ton coeur et enflamme ton âme. Tu cours, tes poumons son endoloris par l’air glacial mais qu’importe, tu souffle comme un monstre et continue de courir. Bientôt, quelque chose d’étrange, d’instinctif, de surnaturel se produit. Toi aussi, tu hurles à la lune. Olkan t’avait bien appris à imiter le loup, mais pas comme cela. On aurait dit que tu savais ce que tu faisais alors qu’en réalité s’était parti tout seul, comme un coup de feu mésaventureux.

À la sortie de la forêt, hors d’haleine et désorientée parle manque d’oxygène que provoque ton essoufflement, ta tête tournant commune danseuse gitane sur une place pavée, tu t’arrêtes et observe l’environnement qui t’entoure. La neige tombe moins drue et une masse noire surgit alors devant toi. Tu surplombe légèrement la maisonnette. Elle s’apparente à une grande cabane fantomatique qui sort de la nuit. Une volute mince de fumée s’échappe de la cheminée. Une fossile décore stable tu percute. Et sil’n des chasseur était encore dedans ? Alors tu te précipite et ouvre la porte à la volée, débouchant dans un salon tapissé d’herbes sèches. Tu ne prends pas la peine de fermer derrière toi. Tu poses un genou ainsi que ta main droite au sol et tu puise au fond de toi pour qu’un mur invisible protège ce lieu. Personne n’entrera ici sans ta permission, pas même une feuille morte perdue dans les flots aériens, la neige flottant et dansant dans les bourrasques ou même le vent, animant de ses ondées les nuits froides de l’Alaska. Tu observes tout autour de toi une seconde, la maison est calme, rustique et dépourvue de tout superflu mais elle semble pouvoir être chaleureuse. Tu sens ici les vibrations d’une famille aimante, heureuse malgré le peu de moyens et d’amis. Un foyer modeste abritant l’amour de trois êtres.

Tu entends du bruit derrière une porte entrebâillée et ton intuition te mêne rapidement a t’avancer sans trop de précaution. Si quelqu’un de malintentionné était ici ton charme te l’aurai révélé. Tu avance d’un pas rapide, soutenu, sûr de toi en déposant derrière chacun de tes pas quelques cristaux de neige qui fondent lentement en dessinant à l’eau froide sur les planches brute du parquet, le souvenir de ton passage. Tu remarques la marmite et coupe le feu d’un tour de main avant de finir ta course et repousser lentement la porte.
Là, tu tombe sur une scène qui te coupe le souffle. Tu reste bouche bée une fraction de seconde. Quoi de plus déchirant qu’un animal qui pousse un être cher de la truffe pour le faire réagir ? Le petit bonhomme était auprès de sa mère. Alors tu cours dans le salon, tu cherches sur les murs une herbe qui pourrait l’aider. Son regard est encré sur ta rétine, il te suis et te hante encore de nos jours, même une quinzaine d’années après tu vois encore ses prunelles qui te supplient de faire quelque chose, mais à ce stade, ce qui a pu soulager l’enfant ne soulagera passa mère.

Tu attrape un bouquet d’herbe et commence à les broyer à même ta main. Peut être cette femme connaissait-elle les propriétés de certaines plantes ou peut être avait elle eu de la chance de les ramasser un jour. Tu fouille à la hâte les placards, renversant au passage plusieurs pots et bocaux, et enfin tu trouves du miel, aidant à la cicatrisation. SI ta magie ne pouvait pas venir seule à bout de ses blessures, un onguent pourrait peut être fournir une base afin de maintenir la jeune femme en vie le temps de pouvoir lui prodiguer des soins plus conséquents. Le petit couine, tu l’entends, cette situation te panique. Balt’ ressaisit toi ! Tu comptes jusqu’à trois, et arrivé au terme tu réagi de façon clinique. on perd monisme tempes gardant son sang froid. Tu mélange ta pommade cicatrisante jusqu’à obtenir une pâte homogènes, agenouillé à coté de la jeune femme. Tu pries pour qu’elle tienne le coup et se batte. Dans le regard perdu et serré de cette femme agonisant, tu lis le bousculent de beaucoup de choses. Elle a peur, mais passe la mort, elle s’inquiète pour son petit qui trépigne à coté et se contorsionne comme s’il essayait de sortir de sa propre peau. Mais l’adrénaline semble l’empêcher de reprendre forme humaine. Elle semble être prête à lacher mais déterminée à obtenir quelque chose avant, peut être tiendra-t-elle jusqu’au retour de son mari.

Tu prends doucement ses main pour voir la blessure, celle-ci est profonde, béante. Au fond de toi tu le sais.Il est trop tard, mais tu n’abandonnes jamais. Tu plonge refait dans le déni et tente quand même de la sauver commis tu pouvais faire quelque chose. Mais cette femme est condamnée, au fond tu le sais. Elle n’a plus longtemps à vivre, et pendant que tu essaye tant bien que mal de faire quelque chose, elle pose sa main sur la tienne. Elles plus lucide que toi, elle a accepté sa mort, peu importe, tout ce qui compte c’est son enfant, elle ne veut pas que tu la soigne, elle se soumet au destin, prête à embrasser la mort, elle ne refuse pas sa fin. Mais avant cela, elle formule une dernière demande, un dernier souhait, un dernière requête qui la laissera s’éteindre en paix. Elle pleure, mais semble sereine, l’une de ses mains se pose sur ta joue, et tu lis dans ses yeux qu’elle te reconnait. Elle a reconnu l’esprit dessein, celui qui protège les Malonks depuis plusieurs générations. « Votre fils est déjà protégé par les anciens. » Tu sais cette phrase fatidique, car c’est la seule chose qui qu’elle veut entendre et la seule qui l’aidera à s’en aller retrouver les siens. Les larmes roulent sur tes joues, silencieuses, elles glissent sur ton visage, se mêlant au sang quel main qui libèrent sa pression a déposée sur ta peau. Cette même main qui redescends lentement et repose sur l’abdomen de la mère, couvrant sa blessure. Bientôt, elle te regarde dans les yeux sereine, elle a une expression heureuse, soulagée, laissant peu à peu place au vide, son visage est détendu.

Tu reste là, planté à genoux à coté d’elle quelques secondes, dans le silence sans remous de la salle de bain. Tu clos ses paupières d’une main tremblante hasardeuse et tu revois les esprits Malonks emporter son âme avec eux. Les yeux pleins de larmes, chamboulé, tu relèves la tête vers son fils, tu passes ta main dans son poil et le serre contre toi, son rythme cardiaque s’emballe, irrégulier et tune peux t’empêcher d’en éprouver une peine profonde, cinglante. Tu souffre de la même peine que lui, relié par le serment que tu as prêté plus tôt. Tu te sens coupable, inutile, tu n’as rien pu faire pour la malheureuse agonisante. Alors tu berce le louveteau noir contre ta poitrine, assis en tailleur sur le carrelage. Votre peine et grande et soudain tu hurles ton désespoir à la lune. Dans ce cri se mêle la douleur et l’espoir. L’espoir pour cet enfant que tu chérira et élèvera comme le tien. « Tout ira bien, je suis là » Répond tu tout bas aux tapement du louveteau « Ça va aller. Tu verras » Lui dis tua lorsque les larmes roulent et tombent en sphères transparentes dans le poil de geai de ton protégé. Rien ne sera plus jamais comme avant, pour aucun de vous deux, mails destin voulait que vous soyez réunis pour que chacun se reconstruise avec l’autre.
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Joshua Pears


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Lun 8 Oct - 0:38
“avancer, c’est reconnaître le temps. et reconnaître le temps, c’est accepter la mort.” - cécile wajsbrotLe sorcier a l’air bouleversé lorsqu’il entre dans la salle de bain. Immédiatement, il traite la mère blessée avec la plus grande douceur, tout comme il l’a fait précédemment avec le louveteau dans la grotte. Celui-ci reste nerveux, mais soulagé que l’esprit soit enfin à ses côtés. L’air grave et triste, il examine la femme alors que le petit animal ne peut détourner son regard de sa mère. Il s’est lové contre elle et pousse un petit gémissement inquiet lorsque l’homme se redresse pour quitter la pièce en toute hâte. Le petit loup relève aussitôt la tête et guette la porte. Il hésite, tiraillé entre l’envie de rattraper son seul allié et la peur de laisser sa mère seule avec ses souffrances.

Il piaille, plusieurs fois, de plus en plus fort, pour presser son nouvel ami à revenir. Sa mère lève lentement sa main pour venir la glisser dans le poil de son fils terrorisé. Malgré la douleur que l’effort lui demande, elle murmure quelques mots rassurants. Aussitôt, le petit loup revient vers elle et reprend ses léchouilles encourageantes. L’animal voudrait la rassurer elle aussi. Il voudrait parvenir à formuler les mots retenus à ses babines et transformés en simples couinements. Allez maman, ça va aller. Tiens bon. Le sorcier va t’aider, tu verras, tu iras bientôt mieux. Enfin, l’homme revient chargé d’une sorte d’onguent qu’il applique sur la blessure de la mère. Le louveteau s’approche curieusement pour renifler la chose. Le sorcier n’a pas l’air de s’apaiser lorsqu’il prend la main de la pauvre femme blessée. Le petit loup, mille fois reconnaissant, a hâte que sa mère se sente enfin mieux. Il guette le soulagement sur ce visage bien aimé. Rapidement, la crispation de la souffrance se détache de ses traits. L’enfant est satisfait, il s’allonge en posant deux pattes sur les jambes de sa mère, décidé à veiller sur elle jusqu’à ce qu’elle se sente mieux. Elle a déjà fait la chose de nombreuses fois pour son fils, à chaque fois qu’il est tombé malade. Il peut bien lui rendre la pareille cette fois, puisque le père n’est toujours pas rentré.

Mais soudain c’est l’esprit Malonk qui semble tout chamboulé. Il est secoué par les sanglots et le louveteau lui jette un regard angoissé. L’homme passe une main dans son poil et l’attire contre lui. L’animal est rendu nerveux par ce soudain accès de désespoir. Pourtant, il se laisse faire. S’il peut lui apporter un semblant de réconfort, il peut bien faire ça pour lui, après tout ce que le sorcier a fait pour eux. Mais l’homme ne se calme pas. Petit à petit, l’idée que quelque chose de grave vient de se passer saisit le louveteau. Le survivant hurle son tourment à la lune, et aussitôt le petit l’imite par instinct. Ils hurlent ensemble, comme une nouvelle meute, et malgré tous les événements terribles, l’enfant se sent mieux. Il sait qu’il n’est pas seul, avec ce grand homme qui le comprend. Il sait qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre. Il sait que même s’il n’a pas l’apparence d’un loup, le sorcier fait partie de la tribu.

Les heures passent lentement dans les bras du sorcier. Maikan insiste pour rester auprès de sa mère. Il pleure toutes les larmes de son corps si l’on tente de l’en séparer. Alors il puise jusque dans ses dernières forces avant de finalement s’endormir, blottit contre l’homme qui lui tient chaud. Lorsqu’il ouvre enfin les yeux, il est surpris de se retrouver calé entre deux coussins d’un large fauteuil. Sa mère n’est pas loin. Elle est allongée sur le canapé du salon. Le louveteau est frappé par l’odeur de la mort qui l’entoure. Il n’ose pas bouger tout de suite et observe silencieusement le sorcier qui prépare le corps aux rites funéraires Malonk. De toute évidence, il connait la tribu et ses us et coutumes sur le bout des doigts. L’enfant est convaincu qu’il ne s’est pas trompé. L’homme n’est autre que l’esprit des Malonk. Lui seul peut détenir ce genre de secrets.

Finalement, puisque le survivant semble avoir fini et reste immobile, le petit loup le tire de sa mélancolie silencieuse en couinant timidement. Il se redresse et s’étire en baillant largement avant de sauter de son lit douillet pour venir s’assoir devant le sorcier. C’est la première fois qu’il prend le temps de détailler ses traits d’aussi près aussi longtemps. Il mémorise ce visage bienveillant et l’interroge du regard. Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Le petit fait de son mieux pour ne pas sombrer dans toutes sortes de sentiments étouffants. La tristesse du deuil est probablement le plus présent. Le traumatisme inscrit par la peur n’est toujours pas dissipé et persistera probablement encore de longues années. La menace de la solitude commence à peine à faire son apparition, alors que l’enfant réalise progressivement que sa mère ne se réveillera pas. Il n’aime pas l’odeur qu’elle dégage. Enfant humain, il aurait peut-être pu croire encore naïvement à un réveil quelques heures durant. Mais enfant loup, son odorat ne peut pas le tromper. Il devine la vérité sans le vouloir et il ne comprend pas encore tout à fait la tristesse qui emplit son cœur et le fait déborder de désespoir.

L’aura bienveillante du survivant ne suffit plus à apaiser l’angoisse grandissante qui lui serre les organes. L’enfant veut retrouver les bras forts et protecteurs de son père. Il veut s’assurer que son protecteur va bien, malgré les derniers cris qu’il a poussés après que son fils se soit enfuit. Cette envie de voir son père devient rapidement une urgence pour l’animal. Il gratte à la porte d’entrée que le sorcier a refermée et jappe nerveusement devant l’obstacle jusqu’à ce que le sorcier lui ouvre. Aussitôt le louveteau se précipite dans la neige et hurle pour appeler son père. Il hurle longtemps, plusieurs minutes probablement. Il hurle et ne s’en lasse pas jusqu’à se rendre compte que ce n’est pas la lune qui fait scintiller la neige, mais le soleil. Alors il s’arrête, stoppé net dans son élan désespéré, stupéfait de vivre sa première journée en tant que loup. La forme animale n’est pas désagréable, mais plus les heures passent et plus la part instinctive prend le dessus. Il oublie de temps en temps ce que ça fait, d’être humain. Dans un état aussi ravagé que le sien à cet instant, il est bien plus confortable de confier les reines à son instinct. Le pur, le sauvage, celui qui saura quoi faire en toutes circonstances, guidé par les lois de mère Nature. Alors sans plus s’inquiéter de l’astre qui règne dans le ciel, l’enfant fait confiance à cette part de lui qui sait ce qu’il fait. Il oublie ses inquiétudes d’enfant humain pour ne céder qu’à ses pulsions animales. Ainsi la malédiction étend son emprise sur la journée, et non plus uniquement sur la nuit. La chose est exceptionnelle et ne devrait pas se produire. Il faudrait probablement étudier les lois de la magie et de la nature pour comprendre le phénomène.

C’est une force invisible et intérieure qui guide le louveteau dans la neige. Il s’arrête de temps à autre en fixant l’horizon. Il hurle à nouveau et guette les bruits qui répondent. Il suit une piste difficile à suivre, balayée par les vents et la neige toute la nuit. Pourtant, son instinct de prédateur ne le trompe pas. L’odeur du sang le guide vers le cadavre gelé de son père en peu de temps. Le louveteau est à nouveau secoué de couinements alors que la déception de trouver son père endormi à tout jamais le frappe d’une nouvelle tristesse terrible. Il tourne nerveusement autour de lui en balayant le sol de sa queue basse. Il sursaute et adopte une position défensive lorsque le sorcier se montre à son tour. Il lui faut quelques secondes pour se rappeler que c’est un ami. L’animal se sent terriblement seul soudainement. Abandonné par tout ceux qu’il aime, il vient de perdre tout ce qu’il a toujours connu. Il ne comprend pas pourquoi, et ne sait pas ce qu’il adviendra ensuite. Il a cruellement besoin de réponses à ses questions, mais la peur qui fait bondir son cœur continue de tendre ses muscles prêts à riposter à la moindre menace.

Il doit avoir l’air bien ridicule, cette petite boule de poil noire au milieu d’une plaine blanche qui cherche à se défendre d’un ennemi invisible. Il fait courir un regard désespéré sur l’horizon parce qu’il ne sait plus où aller. Il n’a plus de famille, plus de meute. Il est un loup solitaire désormais, et il doit se débrouiller seul. Mais l’enfant n’est pas prêt. Il sait à peine traquer un lapin et chasser le castor. Il est si jeune, si petit, et si terrifié. Sa seule chance, c’est ce grand homme. Mais voudra-t-il encore de lui après l’avoir autant aidé ? L’enfant n’a pas grand-chose à offrir en retour. Il n’est même pas capable de glapir un merci d’une voix humaine.

Pourtant, il voudrait bien lui dire combien il est reconnaissant envers cet homme qui en a déjà tant fait pour lui, et qui continue à en faire. Le survivant ne peut rien pour le pauvre chasseur, mais il ramène tout de même le corps jusqu’à la maison à l’aide du traineau de chasse. Là, le louveteau observe à nouveau silencieusement son sauveur préparer le corps de son père comme il a préparé celui de sa mère. Sans se plaindre des efforts qu’il doit fournir et avec une grande délicatesse et un respect immense, il prépare les deux parents au grand dernier voyage. Parfois, le petit loup a envie de pleurer. Il ne parvient pas toujours à retenir ses pleurs et couine en se recroquevillant sur lui-même. Il voudrait rester dans cette maison pour toujours, là où l’odeur de ses parents subsiste encore. Mais l’esprit Malonk va repartir, comme tous les ans. Plus les heures passent et plus l’idée de ce départ inquiète le louveteau. Il se met à couiner plus souvent lorsque les corps sont près pour la crémation.

Pourtant, sans jamais manquer de patience, le sorcier se montre toujours bienveillant et rassurant avec le petit loup. Il ne montre aucun signe d’irritation ou d’empressement. Pendant un instant, l’animal s’imagine même que le survivant acceptera de rester ici avec lui. Alors pour le convaincre tout à fait, le jeune Maikan ne le quitte plus d’une semelle. Il le suit dans n’importe quelle pièce, il l’observe chercher et farfouiller à travers la maison pour mettre la main sur tout ce dont il a besoin. Il lui tourne autour lorsqu’il passe des coups de fils. Il se blottit contre lui et lui lèche doucement les mains lorsque les corps de ses parents sont finalement emportés dans l’autre vie par les flammes. Il n’ose plus en bouger lorsque tout est fini et que plus rien ne retient le sorcier à Manokotak. Il se contente de lui jeter un petit regard en coin, inquiet et suppliant. Un de ces regards qui veulent dire : tu restes avec moi, pas vrai ?
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Balthazar J. Pears


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Dim 21 Oct - 14:51
La rencontre d'une meute
feat Joshua
C’était ce jour qui t’avais donné une vision bien différente de la vie. Tu avais beaucoup changé cette nuit là. d’abord, dans la grotte. Liant ton âme à celle du louveteau, dans la grotte des anciens, tu n’étais plus seul. Tu avais réalisé cela en sentant la respiration du chiot contre ton torse, dans la caverne scintillante. Tu t’étais unis à lui, sans même le connaitre, et sans réfléchir à ce que cette connexion impliquerai pour toi, pour lui et pour ton futur.
Mais sans doute, le plus gros changement avait été la mort de la mère du petit. Cet échec t’avais bouleversé. Tu avais beau savoir qu’elle était condamnée, tu avais tenté le tout pour le tout. mais quand elle eu rendu son dernier souffle, un ouragan se leva en toi. Tu avais conscience de ta condition humaine mais voir la mort ainsi était une bien douloureuse déchirure. Elle t’avais remise en place, tu avais beau avoir de grands pouvoirs, tune pouvais pas contrer pour autant la plus simple règle de laéature : la mort.
De ce jour là tu t’étais fais une promesse implicite, tune laisserais plus personne en danger autour de toi.TU ne laisserai plus un innocent dans l’embarras. Tu ne laisserai plus une main tendue, sans glisser ta paume contre la sienne et l’aider.

Avant de sortir de rapièce tu regardes le petit animal pour lui faire comprendre de rester auprès de sa mère, que tu ne l’abandonnes pas. Que tu ne l’abandonnera jamais. Dans ce salon de bois et d’herbes sèches vêtu, tu as tout le temps de réaliser l’horreur de la situation. Si tétais arrivé plus tôt, peut être aurais-tu pu aider cette famille dans le besoin. Toute cette famille. La protéger, évincer les trois chasseurs aguerris et empêcher cette tuerie. Protéger ce foyer d’une horreur injuste. Il avaient tué une mère, et laisser un fils orphelin. Ils avaient tentés de tuer un enfant. Un enfant. c’était pour toi comme tenter d’ôter l’essence même de toute vie. Broyant les heures dans un bol de bois, observant la pièce autour de toi, tu prends conscience de toute la situation, petit à petit. Soudain, une image te heurte, elle creuse dans ta poitrine un gouffre profond. Sur la photo, on voit, sur le devant de la maison, une jeune femme tenant un bébé, un sourire de jeune maman sur la visage, elle est rayonnante, le bras d’un homme sur ses épaules. Dans son regard à lui, on sent de l’amour, de la fierté. « Son père » Prononces-tu tout bas, comme dans un souffle d’effroi gelé par les températures extérieures. Tu te retourne, complètement abasourdi et repousse la porte d’entrée du pied.

De retour dans cette salle de bain mal éclairée, sur le carrelage blanchet froid comme la neige qui plombe au dehors, tu viens t’agenouiller à coté de la jeune agonisante. Tes genoux heurtent la surface dure du sol dans un fracas, mais l’adrénaline te fait oublier la douleur.. Il n’y a plus qu’elle qui compte. Plus que sa vie qui importe à l’heure qu’il est. De temps en temps tu ne peux t’empêcher de regarder l’enfant qui couine et lèche sa mère tant sa douleur et sa détresse sont grandes. Tu ressens ses émotions comme si elles étaient tiennes.. C’était donc ça d’être parents ? Un dons, un pouvoir en plus, celui de ressentir e que son prochain ressent ? L’amour c’est s’inquiéter pour l’autre avant de s’inquiéter pour soit, mais l’amour parental te donnait une toute autre vision de la vie présent.
Tu le savait à présent, tu serais un père pour lu, tu en avais déjà toutes les sensations, toutes les émotions. lier vos âmes avait encré en toi, en vous, un joyaux qui vibrait à l’unisson. Une concrétion avait cristallisé dans vos coeur et dans vos corps et elles scintillaient au même rythme l’une que l’autre. Plus rien ne serait pareil ce soir.Pour toi, pour lui, pourvus. Ce fils adoptif ne serait plus jamais seul, tu en avais la conviction, tu en faisait la promesse.

Les mains sur l’entaille béante qui barre le ventre de la mère, tu tentes de la soigner. L’onguent brille faiblement, comme les pierres de la grotte, sa lueur vacille par ondulation, mais bientôt, le faisceau s’affaibli et finit par s’éteindre. Et lorsque cette femme expulse sa dernière salve d’air, encore connecté à elle, tu sens tout l’air présent dans tes poumons en être tiré de force. Le sang bat tes tempes. tu visage se contracte en une expression folle et tu la vois. Comme une silhouette scintillante, elle t’apparait,un masque de loup sur le visage et la seule chose qui raisonne en toi est un « merci » qui semble lofais proche du creux de ton oreille et si lointain. Lorsque la vision disparait, une onde magique rayonner corps de la jeune femme et coupe ta respiration. La sensation est forte, trop forte et tu craques. Merci Elle t‘avais confié son enfant d’un simple mot. Elle était partie en paix. C’est tout ceci comptait. Tu ne parlerai probablement jamais de ce que tu avais vu à ton fils. Car il était cela pour toi à présent. Elle aimait tant son fils que son esprit avait réussi à s’extraire de l’appel du paradis pour son enfant.

Tu saisi ton enfant et hurle en coeur avec lui. Une meute s’est créée. À présent, vous ne seraient plus jamais seuls. Vous serez toujours plus fort ensemble malgré tout. Vous traverseraient le temps et les épreuves deux, mains dans la main, comme si rien ne pouvait vous séparer, comme si rien ne vous ferait faillir. Vous resteraient fort lorsque ciel tomberait vous resteraient debout en feraient face ensemble. Tu iras où il ira, verra ce qu’il verrait.Il trouveras toujours sécurité en tes bras aimants, tu le préservera du mal, vous résisterez. Tu balance doucement l’enfant, recroquevillé en boule contre toi, et en tailleur, tu le berce en retenant tes sanglots comme tu le peux. Tes yeux deviennent luisant comme les pierres de lune et tu chantes une complainte Malonk. Vous êtes soudés, les anciens esprits viennent d’accepter le lien. Tu passes tes mains dans capelage de l’enfant, tu l’embrasses, tente de le rassurer comme tu peux. Tu es patient et reste éveillée partie de la nuit avec l’enfant.Tu ne le lâche pas. Tu neveux pas le laisser seul dans cette situation. Ça t’es tout bonnement impossible, impensable. Tu ne cesse de lui répéter que tu es là, mais tu ne sais pas si c’est pour le rassurer lui ou te rassurer toi.

Mais quelques heures plus tard, le louveteau finit par s’endormir dans tes bras. Tu te relèves délicatement, le petit dans les bras et lentement tu t’avances vers le fauteuil où tu le déposes, tu le cale entre deux coussins ferme et confortables, tu le couvre d’un plaid trouvé sur le canapé, tu regardes la cheminée, relance le feu qui s’étaient lentement d’un claquement de doigts et tu te retrouves seul. Seul face au vide. Seul face au monde. La pièce semble s’agrandir et l’adrénaline redescend. Tu as mal partout. Tes jambes sont lourdes de la neige que tu as du soulever pendant ta course jusqu’ici. Ton dos est douloureux. Ta tête semble emplie d’un gaz sous pression qui la rends à la fois légère et qui pousse les proies de ton crâne jusqu’a le fendre. Tes pieds sont meurtris par des chaussures non adapté aux températures et activités d’extérieur. Mais tu n’as pas le temps de prendre soin de toi. Balthazar, il va falloir renflouer tout ça. Alors, dans un mouvement presque inanimé, sans vie, tu avances vers la chambre. Tu ouvres l’armoire, cherche quelques instant et prends l’un des draps blanc.

Demain, au réveil du petit, il ne devait pas se réveiller dans la maison de l’horreur. d’abord, tu déposes le drap sur le canapé de cuir râpé par des temps qu’il ne connaitrait plus à ce jour. Tu te diriges ensuite vers la salle de bain, ou tu nettoie le corps de la femme que tu as hissé dans la baignoire. Puis tu la ramènes dans le salon où tu tu l’enroule dans le drap. tu retourne ensuite sur tes pas et nettoie à la main le sang étalé sur le carrelage blanc, tu mets plusieurs heures à ravoir les joints souillés du sol et du mur. Puis, t’appuyant les mains sur le rebord du lavabo et tu relèves le visage. Ce que tu observes dans le miroir n’est plus que l’ombre de toi même.. Tes paupières sont lourdes, ton visage émacié, les traits de celui-ci tirent vers le bas. Tu sembles presque mort, lamage coule peu dans tes veines, il faut que tu arrêtes. Calmes toi, fais le vide Balth’.. Alors tu fais couler un bain, tu rajuste la couverture sur ton fils, tu récupères quelques plantes à la lumière tamisée du feu qui craque dans l’âtre.
Tu jettes les végétaux dans l’eau fumantes et tu t’immerge dans l’eau brulante. Tu réunis les éléments, la chaleur du feu qui brûle dans l’eau, la terre infusant en elle et l’air qui se couvre d’un voile de vapeur. en position fatale dans la baignoires la magie grandit en toi.
Sorti de ton bain, tu te sens revigoré, la magie coule de nouveau en toi dans son flux chaleureux. Il fallait maintenant préparer le corps. Puis, ayant fini, c’est un couinement léger accompagné d’un étirement en baillant qui t’arrache à ta torpeur.

L’enfant ne revenais pas à forme humaine. Il était encore terrorisé de la veille et semble-tel c’était la forme la plus instinctive qui devait régner, peut t’importait, quand ils mit japper en grattant frénétiquement de ses petit ongles sur la porte, tu reput t’empêcher de le suivre en courant. Quand tu rattrapes le petit, ses oreilles sont en arrière et ses pattes avant repliées. Il semble à présent que le jeune garçon accomplis, qu’il est assimilé en dormant les durs coups de la veille et que tout cela lui faisait perdre le contrôle. Il panique, alors tu restes calme et tu te mets lentement à genou. Tu tends le dos de ta main vers lui et l’observes du regard paternel. « Viens, n’ai pas peur. Je suis là. Tu n’es pas seul, tu ne seras plus jamais seul. Je serai ta meute et tu seras la mienne. » Dis tu tout bas au louveteau qui s’agite. Tu récupères le corps du père et le dépose sur un traineau pour le ramener jusqu’à la cabane qui semble moins sinistre de jour. Tu n’as toujours pas dormi mais tu n’en a pas envie, tout se chamboule dans ta tête et t’empêche de ressentir la fatigue qui s’accumule et finira par déborder. tu prépares l’homme qui avait tenté de sauver son fils, en vain et lorsque le petit pleurait trop, tu le réconfortait en le prenant dans tes bras.

Voilà que les corps attendant la tombée de la nuit pour disparaitre dans les flammes te firent réaliser qu’il allait falloir repartir. Mais le louveteau blessé ne survivrait probablement pas à ses blessures et tu ne pouvais l’aider ici. Le seul moyen de partir d’ici était la bateau ou l’avion mais maitriser un loup sur un bateau te semblait délicat alors il te fallu appeler l’aéroport et affréter un avion privé pour votre départ. Le soir à la tombée de la nuit, alors que tu as rassemblé les maigres effets de la maison, rassemblés dans des mâles tu prends le louveteau dans tes bras, récites quelques phrasent langue Malonk, la langue des anciens. Puis les volutes de fumés noire emporte les corps des parents de ce fils dont tu as hérité. Tu serres le petit animal contre toi quelques instant et te dirige vers la porte ou tu le repose. Une voiture arrives et tu charges les affaires dans le coffre. Tu reviens vers ton fils alors que son regard est suppliant, tu le prends dans tes bras et lui explique : « Ne t’en fais pas, tu viens avec moi. Jamais je ne te laisserai. » Et avant de monter dans le taxi qui vous emmènerai à l’aéroport direction New-York. Tu refermais la porte lentement sur un épisode de vos vies si important que vous reviendrait probablement dans la maison qui se ferme dans le claquement métallique du loquet.
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Joshua Pears


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Sam 17 Nov - 22:37
“avancer, c’est reconnaître le temps. et reconnaître le temps, c’est accepter la mort.” - cécile wajsbrotEt voilà ses parents partis en fumée. Le petit louveteau n’en revient pas d’être piégé dans ce cauchemar éveillé. C’est trop douloureux pour ne pas être réel, et pourtant tout est allé si vite. Il lui semble qu’avant-hier encore la petite famille vivait dans l’innocence et s’amusait à courir en meute toutes les nuits après les castors imprudents. Aujourd’hui il ne reste plus que lui, cette petite boule de poil couinante. A lui, il ne lui reste plus que l’odeur de ses parents et ce douloureux souvenir de leur perte brutale. La douleur de son épaule se rappelle aussi à lui de plus en plus souvent, alors l’enfant se couche sur le sol et suit seulement le sorcier du regard pour économiser ses forces. La peur d’être abandonné chasse la faim qui devrait pourtant lui serrer l’estomac.

La peur, c’est tout ce qui lui reste, et l’angoisse grandit encore lorsque le survivant entreprend de remplir des valises. Le petit loup trouve refuge dans la plus grande en se roulant en boule au milieu des affaires qui sentent encore l’odeur de sa précieuse maison. Il est inquiet, il sait que l’objet est synonyme de départ. L’esprit Malonk va partir et lorsque le petit loup le réalise, il ne peut pas s’empêcher de couiner encore en se demandant ce qu’il va advenir de lui. Qu’est-ce qu’il est censé faire désormais ? Vers qui peut-il se tourner ? L’idée de devoir aller chercher de l’aide au village le terrifie. C’est de là que venaient ces chasseurs. Non il va devoir se débrouiller tout seul. Pire, il va devoir se cacher. Si les hommes ont pu entrer chez lui pour attaquer sa mère, d’autres pourront sans doute recommencer pour venir le chercher pour de bon.

Assailli par les images de la veille, le petit Maikan revoit les chasseurs lui bloquant le chemin à la sortie de la grotte. Il entend à nouveau leur voix faussement rassurante. Mais cette fois, l’esprit Malonk n’est pas derrière lui pour venir l’aider. Il est seul et il sait déjà comment toute cette sombre histoire va finir. Le sorcier le tire au dernier moment de ce mauvais songe en le prenant dans ses bras. Il lui murmure des paroles prononcées dans un langage ancien qui apaise aussitôt l’inquiétude qui serre le cœur du louveteau. L’enfant reconnait ces mots précieux et fixe le sorcier avec attention, comme s’il était pour une fois capable de comprendre ce langage appuyé par une très vieille magie.

Mais l’heure n’est plus aux longues discussions. Il est temps de dire un dernier adieu aux parents avant de voir une voiture approcher. Le petit loup s’agite, il n’a pas l’habitude de voir ce genre d’engins venir jusqu’ici. Son père ne l’a emmené que très peu de fois au cœur du village pour le préserver de la médisance de ses habitants. Mais après avoir chargé les affaires dans le coffre du taxi, le grand esprit Malonk revient vers le louveteau et lui promets de ne jamais le laisser. L’animal ne comprend pas littéralement les mots qui lui sont murmurés, mais il ne proteste pas malgré l’inquiétude grandissante qui le prend face à l’inconnu. Il se contente de coller le museau à la vitre jusqu’à ce que la maison de son enfance disparaisse au loin. Le reste du trajet, il le passe somnolant, bercé par la voiture qui roule.

Ensuite, il se laisse faire, balloté par les événements. La plupart du temps, il se fait tout petit contre le grand sorcier qui l’emmène avec lui. Son épaule est de toute façon douloureuse, alors il apprécie d’être porté. Une fois à l’aéroport, il est inquiété par toutes les nouvelles odeurs qui l’assaillent et surtout les grands bruits qui lui font coucher les oreilles. Le pire peut-être, c’est le décollage. Il ne peut pas s’empêcher de pleurer jusqu’à en hurler pour appeler à l’aide. Les paroles réconfortantes du survivant n’auront cette fois pas raison de son instinct terrifié.

Le trajet lui semble interminable et dès lors il décide de détester l’avion pour le reste de sa vie. La mauvaise expérience est cependant bien vite chassée par la curiosité qui le prend lorsqu’il découvre pour la première fois l’antre qui lui servira désormais de nouveau territoire. C’est restreint par rapport aux grandes plaines de l’Alaska, mais il y a plein de curiosités. Le petit louveteau passe plusieurs heures à explorer pièces après pièces en reniflant dans tous les coins. Il s’imprègne de l’endroit et fait ses repérages. Le grand lit du sorcier est trop haut pour sauter dessus avec sa patte blessée, alors lorsque la fatigue l’assaille, il se glisse sous le canapé et s’endort doucement, persuadé que rien ne pourra lui arriver dans sa cachette.

Le petit jeu dure plusieurs jours. Le louveteau passe ses journées à explorer le nouveau territoire. Grâce aux soins du grand sorcier, son épaule le fait moins souffrir. Elle n’est pas encore guérie, mais l’onguent magique lui permet tout de même de faire des petits bonds pour explorer le dessus de la table basse du salon. Au bout d’une semaine, l’enfant passe de moins en moins de temps à se cacher dans des endroits improbables. La nuit, il hurle souvent à la lune pour qu’elle lui rende ses parents. Il espère encore parfois une réponse mais reste déçu à chaque fois.

Cette nuit en revanche, le petit loup reste silencieux. Il a retenu sa leçon : le grand sorcier n’apprécie pas vraiment d’être réveillé toutes les nuits par ses hurlements. Dommage que l’esprit Malonk ne soit pas un loup lui aussi. Ils iraient gambader ensemble dans les drôles de rues de cette nouvelle ville. Mais cette nuit, l’animal a d’autres projets. Il est tellement fasciné par son objectif nocturne qu’il ne se demande même pas si son hôte dort bien ou pas. Pendant de longues heures, il est resté allongé face à la cuisine à guetter le passage d’une menace invisible. Mais rien ni personne ne semble vouloir venir perturber le calme tranquille de l’appartement.

Finalement, persuadé d’être à l’abri de tout, le petit louveteau s’avance vers les placards. La lune est couchée et le soleil va bientôt pointer le bout de son nez. Avec l’aube, le petit Maikan reprend timidement sa forme humaine. Voilà des jours qu’il est resté prisonnier de ses traits animaux. Par conséquent, la transformation est plus pénible que d’habitude. Mais le petit est déterminé. Il est à peine redevenu un petit homme qu’il tire déjà une chaise jusqu’à lui. Il vacille un peu, alors il prend quelques secondes pour retrouver pleinement ses esprits humains et grimpe sur le meuble pour atteindre le placard qu’il a surveillé toute la nuit.

A l’intérieur, il y trouve enfin le bocal qui contient les petits gâteaux. Ceux qui sentent si bons et qui lui ont fait envie à chaque fois que le survivant a ouvert ce placard. Ravi de voir sa mission accomplie, le petit s’empresse de redescendre de son perchoir pour ouvrir le pot et mettre la main sur sa récompense. Malheureusement, il a à peine mis les pieds à terre que son regard croise celui du sorcier caché dans la pénombre de la pièce. L’homme ne fait pas un bruit. On l’entend à peine respirer. Mais ses pupilles sont clairement posées sur le petit Maikan pris sur le fait. L’enfant qui ne s’attendait pas à être découvert est tétanisé. Il serre le petit bocal en verre contre lui alors qu’une moue triste et contrariée se dessine sur son visage enfantin. Quelle déception d’être pris si près du but ! « Je peux en prendre un ? » Puisque le grand homme semble décidé à rester silencieux, il demande d’une toute petite voix avec un accent de chez lui. Pour la première fois, le soleil permet enfin à l’homme et à l’enfant de faire plus ample connaissance en grignotant de bons cookies en guise de petit-déjeuner. Et c’est le début d’une relation forte et indéfectible, bénie par l’astre solaire, qui commence.
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Balthazar J. Pears


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Dim 25 Nov - 13:58
La rencontre d'une meute
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L’avenir prenait à présent un tournant nouveau, frai et si incertain à la fois. Comme la glaceuse une cheville tordu, cet instant anesthésiait vos vie, comme le froid,  il empêchait de ressentir réellement la douleur ou le changement. Qu’adviendrait-il quand le pansement serait levé ? Seriez-vous guéris ? La douleur se réveillerait-elle un jour ? C’était probablement le cas, mais pour lors, vous alliez devoir apprendre à vivre tous les deux, sans vraiment vous en rendre compte. Tout avait sure si longtemps et avait était si éprouvant.. Et pourtant, pourtant, tout était passé si vite, comme si une minute s’était écoulé comme une seconde, presque douze heures étaient passées comme une seule. Le temps avait filé comme un oiseau qui prend son envole. Comme un serpent qui avait lentement glissé pour serrer vos gorges et les nouer d‘une douleur larmoyante. Comme la tache de peinture imprévue qui donnerait tout son sens à une toile, cette rencontre impromptue n’avait pas bouleversé que ton recueillement. Elle avait marqué, entachée ta vie d’une merveilleuse tache d’or sur une toile trop grande et apporté la lumière, comme une lueur d’espoir, au tableau de touches sombres qui pouvait représenter ta vie. Le jeune loup allait bouleverser tout le cours de ton existence et y apporter un espoir, une lumière intense qui saurait te faire vibrer.

« Ne t’en fais pas mon grand, tu viens avec moi, n’ai pas peur » avais tu dis au louveteau lové ans la grande malle. Il semblait terrorisé et ses yeux te suppliaient de ne pas le laisser seul. C’est à cet instant précis que tu comprend. Tu comprends que rien ne sera comme avant. Tu as un fils à présent. Tu ne sera plus jamais seul, tu ne réfléchira plus pour un, mais pour deux. Tu t’inquiètera avant pour cet être qui fait partie de ta vie, partie de toi dors et déjà. C’était donc ça, la définition même de l’Amour avec un grand « A ». Et quel plus bel Amour que cela d’un père pour son fils, celui d’un parent pour son enfant. Les anciens esprits Malonks t’avaient confié cet enfant. Il était de ta responsabilité, de ton devoir de t’occuper de l’enfant Malonk. Le but et le fondement même de ta vie. Et si tout ton passé, toute tes expériences, tout ton vécu n’avait eu qu’un seul but, celui de donner sa chance à cet enfant, celui de l’amener à s’épanouir, à s’accomplir en le protégeant ?

Tout le trajet en voiture est long et le louveteau se blotti contre toi, comme si tu allais t’évaporer. Tu est nerveux, ta vie bascule. Tu ne penses à rien. Ou du moins à rien de précis, tes songes sont un bal enivrant et terrifiant d’images, de souvenirs, de pensés et de réflexions. Le tarmac de l’aéroport est une épreuve impressionnante pour le petit loup dont tous les sens sont en éveil plus que jamais. Mais il n’est rien comparé au décollage. La peur, la vrai, l’effroi s’empare de l’enfant et le pousse à hurler. Son sentiment,
tu ne fais pas que le constater et le partager. Tu le ressens, tout au fond de toi quelque chose te pousse à hurler d’une même voix avec lui.

Arrivé à l’appartement tu lâches le louveteau et le laisse vadrouiller librement. Il farfouille partout, il identifie, cartographie et surtout, il cherche un endroit douillet et qui lui donnera la sécurité nécessaire à son repos. Tu finis par le voir s’installer sous le canapé et il y restera autant que possible pendant quelques jours, alternant sa position avec l’expiration détaillée de l’appartement. Une fois toutes les nouveautés tirées au clair et l’administratif géré, tu prépares des biscuits. Faire de la pâtisserie t’a toujours permis de te détendre. Alors après une journée comme celle-ci, en fin d’après-midi, alors que l’enfant dors, tu surveilles le petit d’un oeil, il regarde vers la cuisine, peut être a-t-il faim ? Depuis quelques jours, il ne mange presque rien et se contente de s’hydrater, peut être les biscuits lui feront-il de l’oeil ?

Le soir, alors que tu t’es vêtu de ton kimono en soie qui vole derrière toi en faisant danser les chrysanthèmes noirs et dorés qui composent le motif, tu es prise d’une soudaine envie de boire un verre de vin avec ton bouquin. TU décides donc de te relever, ton livre à la main. Tu lis en marchant silencieusement, tes pieds nu épousants tendrement le bois brut du plancher. Avant d’atteindre la cuisine, tu couvre le louveteau d’un plan chaud et doux, l’embrasse sur la tête et tu reprends ton chemin. Tu connais si bien l’appartement que tu n’allumes pas la lumière la nuit, alors sans faire de bruit tu te sers un verre de vin rouge.
Une fois la bouteille reposée sur le plan de travail en pierre, tu entends du bruit provenant du salon, un cliquetis, comme de petite griffes qui tinterai d’une mélodie sur le parquet. Tu te retournes et aperçois bientôt le louveteau qui entre dans la cuisine.

Tu n’oses plus trop bouger, Sans doute l’as tu réveillé en le couvrant.. Mais alors que tu ne l’as jamais vu sous forme humaine, l’animal reprends sa forme et laisse en quelques minutes, qui sembles douloureuses pour lui, place à un enfant. Un petit garçon brun, un petit regard malicieux sur le visage. Dans l’ombre, tu souris, le regardant grimper maladroitement sur une chaise pour attraper les biscuits que tu as sauvegardés. Nu comme un vers, le petit descend de son perchoir, le gros bocal plein de pâtisseries tenu à deux mains. Quand le petit ouvre de grands yeux ronds, tu comprends qu’il est surpris de te voir ici. Alors doucement, la lumière s’allume dans une lueur chaude et tamisée. Tu t’accroupis tout en enlevant ton kimono pour couvrir l’enfant. Tu lui souris chaleureusement en passant ta veste sur ses épaules. « Oh j’ai impression que quelqu’un a retrouvé sa langue..? » Dis tu en faisant un clin d’oeil. « Bien sûr mon grand, sers toi. Tu veux autre chose avec tes biscuits ? Moi c’est Balthazar, je suis enchanté de te rencontrer. C’est quoi ton petit nom bonhomme ? » Termines tu en préparant un plateau sur lequel tu poses le bocal, une bouteille de lait, et de quoi faire un encas au jeune Malonk avant e le mettre au lit. Puis tu lui fais signe de te suivre dans le salon. Le voir déambuler avec ton Kimono bien trop grand te fais sourire. « Alors, comment tu te sens mon grand ? » Demandes tu alors que vous êtes installés sur les canapés.
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