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Ecole buissonnière • ft. Newt Campbell

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Eglantine Goszczynski


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Jeu 22 Nov - 23:58
Écouteurs vissés aux oreilles et gros sweet-shirt noir (sur lequel était écrit en gros caractères blancs majuscule : "ADOLESCENT UNDER CONSTRUCTION") dans lequel elle avait enfoncé ses mains frigorifiées dans les poches, Eglantine était restée un long à observer l'entrée du bahut. Sa longue écharpe en lin bariolée traînait régulièrement sur les pédales et elle fut bien forcée de l'enrouler trois fois autour de sa nuque sans que le tout ne tienne vraiment en place. Eglantine avait l'impression qu'à chaque fois qu'elle allait en cours, c'était une toute nouvelle rentrée. Avec son lot d'anxiétés et de surprises.

Eglantine avait séché toute la matinée. Doucement fatiguée d'une veille difficile, elle était restée quelques minutes dans sa voiture pour rouler un joint et se donner un peu de courage. Dehors, le chahut des adolescents lui parvenait à travers les vitres fermées. Elle regarda en donnant un coup de langue sur sa feuille. Après quelques longues taffes et avoir embrumé sa voiture, elle s'était décidée à sortir. Il ne restait plus grand monde devant le grand portail et la plupart avaient rejoint leurs salles. Quelques retardataires traînaient sur les petits murets qui entouraient l'enceinte du lycée. Toujours les mêmes. Eglantine en reconnu quelques uns et les rejoignit en affichant un large sourire, le joint toujours entre les doigts.

« Hey, une revenante !
« Ouais, je sais, ehe.
« 'T'es arrivé quoi ? T'es tombé du lit ?
« J'avais peur de vous manquer.

Elle checka quelques camarades. Un groupe de stoners dont l'assiduité était à revoir (bien qu'Eglantine était indiscutablement la championne de la catégorie). Tandis que la premières heure tournait, elle discuta avec ses amis. Quand vint 14h15, elle décida qu'il était trop tard pour aller en cours et s'assit avec ses camarades (avec qui elle roula un second joint). Rieuse et un peu molle, Eglantine retrouva ses amis avec un peu de nostalgie et on la briefa sur ce qu'elle avait manqué. Untel avait rompu avec l'autre parce qu'il l'avait trompé. 'Parait qu'il l'a sucé derrière le stade. « Mais non ? » Entre deux potins inintéressants, on réclama d'Eglantine une pépite ou deux. Pour la dépanne. Bonne commerçante, elle accepta de vendre un peu de sa conso'. Mais c'était vraiment pour dépanner !

Finalement, vers 15h00, le petit groupe qui s'était formé et reformé en fonction des élèves qui manquaient les cours ou avaient terminé, décida qu'il était temps quand même d'y aller. Eglantine râla. « Franchement, au point où on en est... » Son ami avait les yeux rouges. Il était complètement pété. Il allait pas passer la douane, def' comme il était. La petite sorcière, quant à elle, tenait très bien le coup. Et soupçonnait son corps de ne plus vraiment ressentir les effets. A force de courage et de motivation, le groupe se sépara, se promettant de se faire une soirée, après les cours. Eglantine assura qu'elle n'était pas sûre sans en expliquer la raison. Elle avait quelques livraisons. Le travail n'attend jamais.

Devant sa classe, Eglantine était restée très en retrait. Ses camarades semblaient ne pas vraiment la connaître ou la reconnaître. La plupart la regardaient d'un drôle d'air et quelques uns lui accordèrent tout de même un sourire poli qu'Eglantine rendit sans grande conviction. Elle tira sur un pan de son sweet pour vérifier si elle ne puait ni la weed ni la clope. Elle était incapable de le dire. Mais en passant devant le professeur (en baissant très fort la tête), elle fut assez convaincue que ce dernier l'avait reniflé à quelques kilomètres. Ou peut-être que ce regard noir était causé par le nombre astronomique de ses absences.

« Tout va bien, mademoiselle Gozinsky ?
Eglantine leva des yeux surpris.
« Ouais ?

Sévèrement, le professeur acquiesça pendant que les autres élèves s'installaient.

« Bien. Dans ce cas, j'imagine que vous avez une excellente excuse pour avoir manqué le dernier contrôle ? Et par la même occasion, les derniers cours ?

Eglantine resta bouche bée quelques secondes avant de décider d'improviser une très mauvaise excuse.

« J'étais malade, monsieur.

Elle avait balancé ça d'un souffle, d'une voix atone et un peu indifférente.

« Quand on est malade, on le justifie avec un certificat médical. Vous avez ça ? (voyant que la jeune fille ne sembla pas réagir outre mesure, il continua) Vous m'en voyez navré, mademoiselle, mais dans cette situation, je me vois dans l'obligation de vous refuser du cours.
« Quoi ?! Souffle court et yeux ronds (pour peu qu'elle réussissait à les ouvrir).

Pour une fois qu'elle s'était acharnée à venir ! On devrait lui donner une putain de médaille !

« Mais pourquoi ? J'suis là, non ? C'est le plus important...
« Si c'est pour vous voir dormir au fond de la classe, je vous assure que votre présence n'est pas indispensable.

C'est qu'il réglait ses comptes, le salaud. Eglantine trouvait ça horriblement injuste de se faire bâcher pour ça. Eglantine trouvait ça horriblement injuste que même le lycée ne voulait plus d'elle. C'était elle qui voulait pas du lycée, normalement ! Pas l'inverse ! Et qu'est-ce qu'il en savait, putain, qu'elle allait dormir ?!

« J'vais pas dormir ! Ca va ! Et puis même... J'vous dérange pas en dormant, que je sache.
« Bon. Si vous n'avez pas de mot d'excuse ou de certificat, veuillez sortir de la salle. J'ai un cours à donner et je n'ai pas tout votre temps, mademoiselle.

Eglantine resta interdite. Pétrifiée par l'audace de son professeur. Un regard sur la classe. Elle jugea qu'elle se donnait bien assez en spectacle. Alors, d'un air de rageuse indifférence, elle épaula correctement son sac pour aller prendre la porte en soufflant.

« Soyez déjà reconnaissante que je ne vous envoie pas chez le directeur pour votre état.
« C'est ça, ouais, râla Eglantine, de mauvaise foi.

En sortant, Eglantine voulut claquer la porte mais elle ne réussit qu'à la faire pitoyablement grincer. Merde ! Fils de chien ! Qu'est-ce que ça pouvait lui faire qu'elle dorme ? Il avait une vingtaine d'élèves pour lui sucer les boules et s'accrocher à ses lèvres ! Enseignant : Métier de gros frustrés égocentriques !

La rage dans le ventre mais la paresse qui alourdissait ses membres, la petite sorcière ne réussit pas à aller bien loin. Au bout du couloir, près des toilettes et donnant une superbe vu à travers une grande fenêtre, Eglantine s'était installée en glissant sur un mur. Elle avait la mine boudeuse et une boule horrible dans le ventre. Elle ne savait pas trop si elle était triste ou en colère. Mais elle avait envie de pleurer. Un peu. Alors, pour vite vite passer ce pic d'émotion qui lui faisait terriblement peur, elle décida d'envoyer quelques SMS. Discuter de-ci, de-là. Envoyer une photo. Les quelques rares réponses finirent par se tarir. Après quelques minutes, elle abandonna son téléphone dans sa poche pour croiser les bras sur ses genoux et poser son menton dessus. Le regard dans le vide et l'esprit qui s'envole. Un peu fatigué et toute patiente jusqu'à la sonnerie. Lentement, Eglantine sortit ses vieux écouteurs et mit en route une vieille playlist punk/rock.
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Newt Campbell


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Dim 25 Nov - 2:29
Ecole buissonnière
feat Eglantine



Newt se retenait de bailler, cachant un peu son visage derrière son livre ouvert à la page demandé par le prof. Il avait les yeux qui piquaient, les paupières lourdes, l’esprit qui s’échappait loin des « blabla » incessant du prof limité soporifique. Il avait du mal à suivre en ce moment, surtout du fait qu’il avait le double de cours maintenant… Ho non pas des matières en plus dans ce lycée, mais en plus ailleurs, à Manhattan et d’une tout autre matière plus… Étonnante.

Après ce dernier mois de galère, où il avait enfin appris pourquoi il mettait le boxon de façon incontrôlée et après son renvoi de quelques jours par suite d’un énième coup de magie incontrôlable. Newt avait enfin décidé de faire quelques choses de concret à ce sujet. D’arrêter de flipper, et d’accepter la main tendue de mister Pears Balthazar. Un sorcier un peu fantasque mais qui allait bien l’aider à éviter les accidents… Bon par contre ce qui l’enchantait moins en allant chez le sorcier styliste, s’était de croiser son fils adoptif. Un Loup Garou pas commode qui la première fois avait bien failli le mettre en pièces. Autant dire que depuis la relation était compliqué et tendu. Newt avait trouvé le truc d’acheter une bonne pièce de viande comme droit de passage/visite et afin de garantir sa vie sauve.
Bref tout ça pour dire, que son planning de ce fait était ultra-chargé et qu’il était un max crevé en ce moment. Alors suivre cette aprèm ce cours en ayant le bidon bien plein de la pause-déjeuner, autant dire qu’il était victime du fameux « coup de barre ».

Il se frotta les yeux, se donna des petites tapes sur les joues. S’il s’endormait, vu comment s’était pas le plus sympa et commode des profs, il allait encore s’attirer des ennuis. Après son exclusion de quelques jours, Newt tentait de faire un peu profil bas… Mais s’était sans compter une survivante et revenante dans la classe.
La « Junkie » comme l’appelait la plupart des étudiants sur ce lycée, ou « miss Égly » Égly pour Eglantine mixer avec Ugly du fait de son apparence toujours un peu… Craignos…
Et donc après pas mal de temps sans la voir dormir au fond de la classe, la voilà qui tait là, arrivant comme d’hab relativement en retard.
Elle songeait s’installer à sa place, enfin la table là plus au fond et libre, mais s’était sans compter le prof ultra peau de vache qui ne semblait pas prêt à la laisser revenir assister à son cours pour aujourd'hui…

Newt du coup laissa retomber doucement son bouquin en mode paravent et comme les autres, suivit l’échange verbale. La miss tenait bon face aux piques bien senti de l’enseignant, mais… Elle ne pouvait remporter cette bataille véritablement. Il aurait le dernier mot car il l’avait toujours le dernier mot.
Et voilà, la miss fut congédier, hop retour à l’expéditeur, passe la porte et ne touche pas tes  600 dollars (règle de Monopoli).
Et après cette intervention qui avait bien déconcentrer la classe… ou plus ou moins réveillé pour d’autres, comme Newty, il fallut reprendre le fil et Newt même s’il n’avait plus envie de pioncer, impossible de réellement se concentrer.
La sonnerie enfin délivra toute la classe de ce supplice. Newt rangea vite ses affaires et s’éjecta de sa place comme si rester plus longtemps, il verrait les portes brusquement se fermer et se verrouiller devant lui, le forçant à demeurer séquestrer ici et à encore assister à ce même cours… NAAAAAANNNN Il avait du mal avec l’économie, vraiment…

Mais alors qu’il franchissait la porte, qui il y avait par terre juste pas trop loin de celle-ci ? Égly… Heu Eglantine.
Newt s’immobilisa et s’approcha d’elle. Elle ne semblait pas ultra en forme, décidément entre Vinnie zombie à cause de se faire démonter par son mec, Rhoan qui demeurait chez lui la journée pas ultra en forme pour assister au cours, Berlin qui ne cessait de tester des trucs ultra-forts et puis qu’il n’avait pas revu depuis un bail, voilà une autre de ses connaissances qui n’était pas au mieux de ses capacités physiques… quoique… Comme d’hab il devrait dire.
À croire qu’il aimait s’entourer de tous les shooter de New York… Un paradoxe du fait que son père est flic quand même.

Alors que le flot d’élève passait autour et devant eux, Newt laissa son sac glisser de son épaule, s’approcha, le posa doucement au sol et finit par s’assoir à son tour par terre juste à côté d’elle.
Elle sentait fortement l’herbe, une odeur assez douçâtre et particulière qu’il avait appris à bien reconnaitre depuis le temps.
Il lui retira un des écouteurs, la musique était assez forte pour en entendre un peu ses beats et il pencha la tête pour capter son regard vide, et qu’il s’accroche un minimum sur lui.

Hey Miss la revenante… C’était mort de passer avec mister Gandalf… Il pouffa et mima la fameuse scène en prenant la voix du magicien cultissime dans l’œuvre du seigneur des anneaux. you shall not pass dans mon cours mademoiselle ! Et il fit la gestuelle caractéristique du prof qui vire quelqu’un hors de sa salle.

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Eglantine Goszczynski


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Lun 26 Nov - 0:08
Eglatine avait abandonné son regard dans le vide. Introspection douloureuse et petits films de ce qu'il s'était passé. De ce qu'elle aurait pu dire. Faire. Répondre. C'était déjà trop tard et elle s'en voulait d'avoir paniqué devant la mine renfrognée du professeur. De toute les manières, elle n'aurait jamais réussi à se faire accepter. Elle ne se sentait pas trop capable de ressortir la bonne vieille excuse du « J'ai des problèmes, monsieur... » Mais même pour elle, c'en était ridicule. Les éducateurs spé et autre psychiatres avaient beau dramatiser sa situation comme une enfant qui aurait vécu l'Enfer, elle se sentait le plus souvent privilégiée et satisfaite de sa vie. Mystère, aventure, rencontres. Elle avait l'occasion de fréquenter des personnes influentes et des gens d'une bienveillance extraordinaire. Eglantine se sentait humainement comblée. Elle avait de quoi manger, un toit sur la tête, assez d'argent pour voyager où elle voulait... Alors, brusquement, Eglantine se rendit compte que sa vie à elle était sans doute plus enviable que celle de son professeur. Qu'il devait sans doute être un peu frustré dans sa vie pour avoir besoin d'une écoute attentive d'absolument tous ses élèves (combien étaient-ils à argumenter qu'il n'était pas respectueux de ne pas écouter alors qu'ils avaient toujours les premiers de la classe à se pendre à leurs lèvres ?) Eglantine eut l'impression de toucher du doigt le quotidien pénible du professeur. De sa difficulté à se faire entendre. De ses finances qui allaient mal alors que son couple n'avait plus de saveur. Des rêves d'archéologue qu'il avait abandonné pour épouser des études en finance pour faire plaisir à maman. Et de l'échec scolaire jusqu'à en arriver à enseigner à des ados qui n'en avaient pas grand chose à péter parce que la passion n'avait jamais été au rendez-vous.

Eglantine eut un peu de la peine et culpabilisa d'en avoir voulu au professeur. De n'avoir jamais tenté de lui apporter un peu de réconfort en ayant un petit intérêt au sujet de ses cours. Comprenait un peu. Juste un peu (il n'empêche, elle n'emmerdait personne, putain). Elle s'était énervée parce qu'encore une fois, elle avait senti sur elle le regard mesquin et méprisant du mec bien rangé la juger comme une pouilleuse. Qu'elle en avait un peu marre d'être considérée comme le déchet de la de la classe, du lycée, de la ville, de la société. Mais au fond, qu'elle s'en rassure : Le pays comptabilisait bien assez de travailleurs grégaires et d'honnêtes citoyens pour qu'elle puisse se permettre de vivre ses aventures marginales sans ennuyer personne.

Eglantine avait l'impression d'avoir découvert quelque chose d'incroyable. D'avoir eut accès à des informations importantes pour mieux comprendre et dissiper la colère. Cette main du Destin qui mettait dans son cerveau des images et des souvenirs qui ne lui appartenaient pas. Le contact chaud contre ses oreilles la réveilla brusquement. Elle se percuta si violemment à la réalité qu'elle en sursauta. Tourne un regard outré vers l'insolent qui l'avait touché comme si ils étaient frères. Puis, constatant de la mine bienveillante de l'importun, elle eut un sourire mou.

« Tu m'as fait peur. » Lâcha-t-elle paresseusement en se décalant légèrement, comme pour accepter sa présence à ses côtés.

La remarque du garçon la fit sourire. Puis pouffer. Et rire plus sincèrement, toujours la voix grave, caverneuse et très sirupeuse. Une voix de clopeuse. Doucement, elle baissa le son de ses écouteurs, laissant dans son autre oreille un léger fond sonore.

Eglantine ne savait pas trop quoi répondre. Elle n'avait pas les bonnes répliques au bon moment, quand il fallait parler de banalités et de choses normales. Et sans doute un peu de timidité, aussi. Les vampires jugent en permanence par le prisme de l'éternité mais ils étaient toujours à côté de leurs pompes. Ils n'avaient aucune conscience de ce qu'était la réalité. Comment fonctionnait vraiment le monde moderne, pour les plus vieux. Quant aux plus jeunes, ils étaient tant renfermés dans leurs propres névroses et leurs propres traumas qu'ils en étaient mélodramatiques à souhait. Il y avait quelque chose d'innocent chez eux qu'elle aimait bien. Les adolescents normaux, de son âge, eux, ils savaient. Ils pouvaient la juger. Et se le permettaient-ils souvent. Eglantine avait l'impression que leur regard à eux était beaucoup plus mesquin que celui des vampires, des loups ou des vieux sorciers. Parce que eux ne faisaient jamais exprès de rien.

Alors, Eglantine se pinça un peu les lèvres et hésita. Mais il fallait répondre vite vite vite avant qu'elle n'ait l'air trop bizarre ! Quoi ? Quelque chose. Une banalité. Une banalité, c'est bien.

« C'est pas grave : Je suis sûre que c'était ultra chiant, en vrai. Ca va, toi ? » Trop banal...

Elle ne se souvenait pas vraiment du prénom du garçon. Elle l'avait souvent vu et remarqué à cause de ses exubérances. Mais elle était incapable de mettre un prénom sur ce visage. Elle n'était pas assez souvent en cours pour l'imprimer.

« Tu vas aller au prochain cours ? » Il n'y avait que elle pour imaginer que les cours étaient parfaitement facultatifs. « Du coup, j'ai peur que les autres me fassent le même coup. On a quoi, après ? »
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Newt Campbell


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Dim 2 Déc - 19:53
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Il y a des jours ou… Le karma… c’est pas ça hein… ?  Et justement le prof Mister Gandalf semblait avoir envie d’inculquer cette dure leçon à l’ensemble de la classe tout en s’en prenant à la revenante du jour.
Newt qui s’endormait littéralement derrière son bouquin, sursauta et se redressa sur sa chaise, assistant comme tous les autres au « lynchage » d’étudiante fantôme.
La miss tenta de se défendre avec ce qu’elle avait, mais le prof ne lâchait pas l’affaire. Comprenant que la bataille était de toute façon vaine et perdue, elle finit par capituler et sortir de la salle. Mais bon… le cours était quasiment fini, la sonnerie retentie même pas 15 minutes après qu’elle est passée cette porte. Newt quitta la salle et fut surpris un peu de voir celle que tous appelaient Égly, assise par terre un peu plus loin dans le couloir. Il s’approcha d’elle et lui retira un écouteur de son oreille, ce qui la fit sursauter évidemment…

« Tu m'as fait peur. »

Oops pardon ce n’était pas le but… pourtant je ne suis pas le genre discret comme mec.

Lâcha-t-il avec un petit rire et prenant place par terre avec elle. Il soupira, posa son sac de cours et s’assit en tailleur tranquillou.
Alors que la plupart des étudiants filaient déjà vers la prochaine salle, lui avait décidé d’un peu taillé la causette avec Eglantine car cela faisait un moment qu’elle n’était pas venu et il voulait s’assurer que ça allait pour elle.
Ils n’étaient pas les meilleurs potes du monde, genre best team forever, mais il l’aimait bien, les fois où elle venait en cours, ils avaient bien échangé et donc voilà pour lui c'était une pote, une connaissance avec qui il aimait bien bavarder dans la mesure du possible.

« C'est pas grave : Je suis sûre que c'était ultra chiant, en vrai. Ca va, toi ? »

Hmmm... bingo… Il haussa les épaules et cala sa tête contre le mur. Il suivait rapidement des yeux les hautes silhouettes qui passaient devant eux. Ça faisait bizarre d’être là, assis par terre et maté le monde filer très vite et de très haut.

Ce n’est pas le cours le plus passionnant, cela n’a jamais été et cela ne sera probablement jamais. De plus Monsieur « Gandalf » ne fait rien pour y apporter un peu de changement. Ho ? Elle lui demandait si ça allait . Question banale en soi pourtant mais en ce moment… Il songeait que personne ne lui avait posé depuis qu’il savait… oui qu’il savait pour le surnaturel et ce qu’il était…

Bhaaaaaaaa ouais ça va. Répliqua-t-il.
Une existence d’un étudiant lambda perdu dans ce vaste monde et dans cette métropole hors norme… Avec son quotidien pas très palpitant… Il glissa un regard en biais et se mit à pouffer. Nannnn mais tu me connais avec moi y a rien de calme… je suis un cataclysme sur patte.

Ho oui… où Newty passe le matériel trépasse et casse…

Mais bon ce qu’il savait, il ne savait surtout pas à qui le dire sans être pris pour un taré, un malade. Alors il se garda bien de parler de Balthazar, de Joshua le Loup garou qui avait voulu le bouffer, des cours de magie qu’il prenait pour éviter d’être un danger public.
En gros sans tout ça à dire… il n’avait pas grand-chose à dire effectivement.

Ho si y a un truc qui était bien, c’est que je suis sortie avec une super fille, mais bon c’est fini maintenant. Il dit cela sans aucune once d’amertume car même si oui il ne sortait plus avec Berlin, ils restaient amis.

« Tu vas aller au prochain cours ?  Du coup, j'ai peur que les autres me fassent le même coup. On a quoi, après ? » Demanda-t-elle coupant ainsi ses tentatives pour lancer la discussion.
Newt décolla on crâne du mur et la fixa bien attentivement en plissant un peu les yeux :

Tu parles de sécher les cours c’est ça ? ... Puis se frottant le menton et la mâchoire il tenta de se souvenir ce qu’il avait après l’éco… HO MY GOD… La biologie… Et il n’avait pas pris le temps de réviser, c’était en plus une interro…
Interro de Bio ! S’exclama-t-il sa voix partant légèrement dans les aigus.
Éco avec Gandalf pour finir avec Miss Cruella d’enfer… Hannn ouais c’est le Black Monday j’avais complètement zappé … Il grimaça et se frotta le visage.

Y a des chances que tu te fasses lyncher avec elle. Gandalf à côté c’est Winnie l’ourson…
… il devait arrêter les comparaisons foireuses entre Tolkien et Disney VS vie réelle… quoique Réelle… mais Surnaturelle aussi. Donc Merlin et Gandalf ce n’étaient pas autant de la fiction que ça… Bon il était loin d’être Gandalf, il ressemblait plus à Mickey dans l'apprenti sorcier… foutant sans cesse le boxon.


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