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Un peu d’Amsterdam dans la bouche • Eglantine G.

Eglantine Goszczynski

Eglantine Goszczynski


◘ Avatar : Claire Boucher.
◘ Crédits : PnP.
◘ Date d'inscription : 21/11/2018
◘ Messages : 40
◘ Age du perso : 18 ans.
◘ Emploi/loisirs : Etudiante en cours de déscolarisation.
◘ Côté coeur : Toujours plus haut, toujours plus loin.
Mer 21 Nov - 7:24
EGLANTINE GOSZCZYNSKI

Et vous?
Ft. Claire Boucher

Pseudo - PnP
Age - 24 ans.
Comment tu as connu le forum - Via PRD.
Si je te dis Tirelipipom ? Tu réponds ? - sur le chihuahua
Un petit quelques choses à dire ? - Mon personnage est un peu particulier et j'espère qu'il s'inscrira correctement dans contexte du forum ♥️ J'ai fait le sacrifice de quelques pouvoirs afin de permettre à Eglantine de développer au maximum celui de la voyance. Si cela n'est pas acceptable, je comprendrais parfaitement ! Je ne peux pas me défaire de cette particularité et je trouverai un autre forum. Mais dans tous les cas, sachez que quoiqu'il en soit, vous avez l'air tout à fait géniaux ♥️

Mon image

informations

NOM - Imprononçable.
PRÉNOM - Eglantine.
SURNOM - Aussi nombreux qu'imaginatifs.
AGE - 18 ans.
MÉTIER/ OCCUPATION - Lycéenne en perdition.
SITUATION - Immanquablement dans la merde.
GROUPE - Sorcière.
RANG - I'm Sure.
AVATAR & CRÉDIT - Blamey!

caractère

Le vernis écaillé, un duvet mal épilé sous le nez et une dégaine de baroudeuse. Églantine a les yeux qui foutent le camp et l'air toujours de planer dans une autre dimension. Elle erre plus qu'elle ne marche, la petite sorcière ressemble à une poupée de chiffon qui aurait pris vie. Ses proches amis ne s'en inquiètent pas : Eglantine n'est pas méchante. Elle appréhende le monde à sa manière et apprivoise la vie un peu plus difficilement que les autres. C'est une hypersensible qui ressent ses émotions comme des balles en plein dans le bide. A l'origine, Eglantine c'est une boule de nerfs à vif. L'estomac toujours tordu d'angoisse. La compassion beaucoup trop aiguisée pour son propre bien. Une timidité maladive. La jeune fille aime se souvenir avec nostalgie d'une vie où elle était encore prisonnière d'elle-même.

Mais la désillusion est rude. Eglantine ne supporte plus de pleurer parce qu'on la effleuré avec un peu trop d'indélicatesse. Ne supporte plus de comprendre des cruautés inévitables. D'éternelles injustices. Le monde est mauvais, c'est tout. Le monde n'est pas fait pour les bienveillants. Eglantine a cultivé son cynisme. Son individualisme. Elle et elle avant tout. Eglantine n'aime pas l'autorité qui la bride. N'aime pas les moralisateurs et leurs œillères de bienpensance. Les gens qui essaient de faire de leur mieux et lui apparaissent parfaits en tout état. Eglantine aime ce qui est laid. Ce qui pue. Ce qui repousse. Elle aime les connards qui ne font pas semblant et les pétasses qui savent ce qu'elles veulent. Elle aime les trucs vulgaires, crades et pas jo-jo. Elle s'y sent à l'aise et chez elle. Elle s'y complaît et complète la collection des sorcière pétées du ciboulot de New-York avec une indifférence presque grotesque. Eglantine s'en fout de tout. Le relativisme est son meilleur ami. Elle ne semble prendre mesure d'aucune gravité. Son humour est souvent noir et à côté de la plaque. Mais elle y rit avec des yeux solaires pendant que son entourage cherche encore où est la blague. Dans toute cette carcasse poisseuse, Eglantine est une boule d'énergie contenue qui aime s'exciter et remuer haut les bras. Mais toute ramollie, elle est toujours d'une pitoyable et risible lenteur paresseuse.

Penser à Eglantine, c'est se souvenir de cette odeur typique qui la suit partout. De ses ongles noircis par des milliers de manipulation de résines de toutes sortes de botaniques. De ses yeux beaucoup trop rouge et explosés. Eglantine ne se cache presque pas ; Son adolescence à été bercée par ça. Avec son attitude d'indolence et ses addictions, Eglantine est volontiers l'image stone de dégénérescence juvénile que les plus guindés aimeront voir en elle. Eglantine n'est jamais parfaitement en état. Toujours un peu def', toujours un peu sur la Lune, beaucoup imaginent que ce sont encore ses cigarettes du bonheur qu'elle fume comme des clopes industrielles qui la font planer. La vérité, c'est que le cerveau d'Eglantine fonctionne comme celui de tout le monde : Plus tu prends, moins ça fait planer. Eglantine s'intéresse aux plantes pour mieux approcher les psychotropes. Les drogue, des plus douces ou plus coriaces. C'est celle-là qui, en soirée, fera le malheur de ceux qui aiment les fêtes maîtrisées et contrôlées. Aujourd'hui, on ne l'invite plus vraiment aux événements normaux : Personne ne la comprend vraiment et sa présence embarrasse tant sa tranquillité de junkie dérange. Eglantine est une ombre qui erre dans les bars un peu crades et les raves electro.

En dépit de tous les moralisateurs qui iront l'emmerder avec ses addictions, Eglantine n'est pas prête d'arrêter. N'est pas prête à reprendre le contrôle sur sa vie. Ces substances ne sont pas qu'un simple délire de jeune adolescente paumée. C'est un traitement. La solution miracle à une malédiction qui pèse sur elle depuis la découverte de ses pouvoirs. Eglantine est voyante.

Eglantine voit le passée, le présent et le futur en des flash douloureux et très très vrais. Chacune de ses visions, pour le peu qu'elle est capable de les traduire, se révèlent justes, à un instant ou un autre. Eglantine déteste ce don. Elle déteste ce que les autres aiment appeler un pouvoir précieux. Elle le déteste autant qu'il le fait souffrir. Eglantine vit chaque vision avec une douleur rare. Un pieu ardent qui traverse son cerveau. Son corps se paralyse, c'est comme être frappé par la foudre. Elle hurle, se débat dans le vide, se tortille comme un asticot et a l'impression de mourir à chaque vision. Tout du moins, jusqu'à ce qu'elle fume son premier spliff. Les drogues semblent éteindre cette partie de son cerveau qui brûlent tous ses nerfs et font exploser ses neurones. Au pire, une petite migraine. Au mieux, ses visions la traverse sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte. Une ou deux hallucinations marrantes. Son pouvoir n'a pas vraiment disparu. Mais ses visions sont devenus un cour d'eau claire qui ouvrent son esprit quelques secondes. Elle regarde dans le vide. Parle toute seule ou balance des vérités prophétiques sans grande conviction. Si Eglantine était une experte dans l'art de terrifier ses connaissances par des crises explosives, si il n'était pas rare de la voir brusquement tomber par terre, en hurlant à la mort, aujourd'hui, elle fait bien moins peur à ses interlocuteurs. Parfois, elle s'endort juste quelques secondes et se réveille comme si de rien n'était. Elle ne comprend pas toujours les visions qui pénètrent son esprit mais elle n'en a cure. Elle déteste connaître l'avenir. Ses visions sont rarement de jolies images de bonheur béat.

Eglantine n'est pas une enfant difficile à apprivoiser. Elle est sociable, marrante et un peu délurée. Elle ne fait rien de méchant même si son état l'anesthésie à presque toutes ses affections. Elle semble prendre un train en marche et laissent ceux qui le veulent suivre son mouvement. Ce petit oiseau volage et lointain, un peu artiste sur les bords, créative à l'imagination psychédélique, en totale perte de contrôle. Sa vie ne ressemble à rien mais elle aime se rappeler que sa vie n'a jamais été aussi cool que depuis qu'elle a arrêté d'avoir du sens.

histoire

Il fait très très nuit. Sur une route en périphérie de New-York, une petite adolescente est assise au bord de la chaussée. Elle vérifie ses messages et envoie des snap à des amis noctambules qui pourraient potentiellement la récupérer en voiture. Ca fait presque une heure qu'elle marche dans la ville en levant des pouces pour arrêter les rares bagnoles qui éclairent les avenues. Dans le silence de la nuit, elle entend le vrombissement des moteurs de très loin. Elle se lève, se tourne et regarde. Quand deux yeux lumineux fendent les ténèbres, elle lève la main, le cœur plein d'espoir. La voiture trace son chemin. Tant pis. Elle regarde l'heure : quatre heures du matin. Elle était censée rentrer à vingt-et-une heure au foyer. Et à six heures, elle doit se lever pour aller au lycée. Mais Eglantine le sait : Elle séchera tous les cours de la matinée. Si elle s'en sent le courage, peut-être participera-t-elle à ceux de l'après-midi.

Eglantine n'aime pas le lycée. Elle n'a jamais aimé. Elle ne s'y sent pas à l'aise. La freak, l'étrange petite meuf toujours stone. Elle a sa réputation et semble n'attirer que des petits marginaux comme elle, dans son école. Depuis toujours, elle est la cible facile des moqueries et se fait pointer du doigt. Eglantine ne s'en fait jamais mais ce n'est agréable pour personne. La phobie scolaire l'a vite gagné.

Quelque part, elle a toujours été un peu à la dérive. Eglantine était appréciée, avant la première crise. Un peu dans la Lune mais pas bien méchante. Elle avait quelques amis. Une petite poignée de camarades qu'elle suivait timidement sans trop oser s'imposer. Mais quand sont venues les crises et les visions, tout est devenu brusquement difficile. L'hôpital était incapable de la soigner. Les psychiatres étaient dépassés. Ses éducateurs craignaient toujours pour sa vie. Une fois ou deux s'est-elle ouvert le crâne en tombant sur un rebord trop pointu. Une fois ou deux a-t-elle failli avalé sa langue. Une fois ou deux était-elle presque tombé dans le coma. Ses amis avaient pris peur. Elle n'était plus que la fille malade. Oh, la pauvre Eglantine au nom indéchiffrable... Que ce doit être dur. Eglantine ne sait pas trop ce qui est le plus difficile entre la solitude et ses crises. Peut-être le fait de connaître les circonstances de sa propre mort n'a-t-il pas aidé.

Son parcours scolaire (et sa vie entière) n'a jamais tourné qu'autour de tout ce joyeux bordel. Quand elle a trouvé la solution à son problème, quelque chose était devenu très limpide. Elle n'était pas à sa place à l'école. Ses professeurs n'apprécient toujours pas de sentir le fumet dérangeant de la weed sur ses sweet shirt rapiécés et usés. Ils n'aiment pas la décontraction dont elle fait preuve dans ses vieux tee-shirt toujours trop larges pour son petit corps frêle. Et sans ses parents pour forcer le corps enseignant à la maintenir sur le bon cap, ses professeurs ont vite laissé la gamine tomber dans l'oubli. Livrée à elle-même. On ne s'étonne plus trop de lire ses absences. Un peu lassée, l'administration du lycée envoie parfois une lettre d’avertissement pour ses absences et ses retards. Elle dort beaucoup trop en cours ! Mais que fait-elle, la nuit ? Eglantine n'en a cure. Sa vie est devenue un bordel monstrueux. Mais un bordel plaisant. Ses camarades ignorent ce qu'elle devient réellement. Pour les autres parents, elle est la mauvaise influence. La fille de mauvaise vertu. La gamine qui va très bientôt tomber enceinte à force de découcher comme une pute. Elle n'est pas tellement celle qui pousse à la réussite mais plutôt l'exubérante qui entraîne aux aventures les plus dingues et les plus dangereuses. Elle représente une liberté peut-être trop gênante pour un parent inquiet et des élèves assidus. Eglantine n'accorde pas trop d'importance aux études. L'argent qu'elle gagne en vendant son sang ou son shit à des vampires fortunés ou des stoners accrocs lui offre des perspectives d'avenir originaux. Eglantine n'aspire pas à une jolie petite maisonnette, un mari, un chien, deux enfants et un canapé couleur taupe. Elle rêve plutôt de découverte et de voyage. De paysages nouveaux et de rencontres improbables. Tout ce qu'un établissement qui éduque sur des bancs et devant d'interminables leçons soporifiques ne peuvent pas lui offrir. Tant pis, se console Eglantine en devenant une marginale que beaucoup aiment qualifier de clocharde. Elle n'a pas besoin de l'approbation de la société. Elle a sa liberté. C'est tout ce qui compte. Qui m'aiment me suivent.

Une américaine flambant neuve passe devant elle comme un boulet. Blanche et fringuante. Elle freine. Puis recule jusqu'à son niveau. Quand la vitre se baisse, Eglantine découvre une conductrice jeune et d'une beauté envoûtante. Elle a l'air terriblement jeune mais son regard a quelque chose de froid et de cruel en dépit d'un sourire qui force la bienveillance. Elle s'appelle Carmilla et l'invite à grimper dans la voiture. Joyeusement, Eglantine obéit. S'installe en posant ses rangers sur le tableau de bord et sort son téléphone sans prendre la peine de boucler sa ceinture. Vaguement, elle donne l'adresse du foyer où elle habite et Carmilla l'écrit sur son GPS. Dans la voiture, une fragrance noble et élégante s'échappe des sièges. Carmilla a de très longs cheveux blonds qui ondulent sur ses épaules, provocante. Ses yeux sont d'un bleu surnaturel. Presque pourpre. Eglantine la fixe un long moment avant que la conversation ne s'engage et qu'elle laisse ses yeux retomber sur l'écran de son téléphone.

Carmilla et Eglantine échangent quelques banalités. Eglantine note quelques remarques indiscrètes de la part de la conductrice mais laisse passer. Elle note également que Carmilla contourne certaines routes. Passe par d'étranges chemins. Elle continue de répondre à son interlocutrice qui parle de son odeur avec une curiosité qui force Eglantine à se détendre. La jeune femme est une agréable personne, un peu étrange mais infiniment curieuse derrière une noblesse un peu dérangeante.

Carmilla et Eglantine discutent alors du travail tardif de la conductrice. De l'herbe et des puritains. De la voiture et l'argent. Carmilla admet ne pas posséder la voiture. Elle appartient à son assistant. Quand Eglantine demande si elle n'a pas peur de se faire prendre sans papier, la conductrice hausse vaguement des épaules, l'air de ne pas trop comprendre. Rapidement, elles finissent par sympathiser dans l'aquarium de fumée. Eglantine propose à Carmilla de fumer quand cette dernière s'insurge pensivement ne jamais avoir tenté l'expérience.

« En fait, t'es un genre de femme d'affaire ?
« Un peu, oui... Répond mystérieusement Carmilla.

Eglantine finit par avouer vendre un peu de sa consommation. « Pour pas que ça lui coûte trop cher ». Alors que les deux femmes discutent du prix de la vie et de la facilité de Carmilla à gérer sa fortune, Eglantine laisse entendre que Carmilla n'a pas l'air très stone pour une toute première fois. Elles rient joyeusement et en plaisantent avec légèreté. Eglantine la regarde. Sourit tendrement.

« T'as quel âge ? Pour de vrai ? Demande l'adolescente, bienveillante.
« … Ca se voit tant que ça ?

Eglantine rit et trouve Carmilla touchante.

« Un peu, quand même ! J'ai eut un gros doute au début, si ça peut te rassurer.

Alors, doucement, l'immortelle se détend. Les deux femmes font doucement connaissance, plus chaleureusement. Quand Eglantine lui propose de boire de son sang, Carmilla semble hésiter et fini par refuser. Elle sent que ce genre de breuvage pourrait réellement la mettre dans un état peu recommandable. Alors, elles finissent par aller boire un verre chez Carmilla. Dans son immense villa dans les abords de Manhattan. Un peu tendrement, un peu gentiment, elles couchent ensemble. C'est presque romantique. Elles se laissent leur numéro, comme deux adolescentes normales. Carmilla a fini par goûter un peu. Un peu, pour ne pas vexer Eglantine. Mais elle est restée def' de longues minutes et s'est promis de ne plus recommencer.

Dans la chambre, l'une contre l'autre, elles murmurent comme des enfants, sur l'oreiller. Très vite, Eglantine découvre que Carmilla est la créatrice de l'un de ses plus fidèles clients. Un vampire dandy excentrique et complètement boulimique qui l'appelle avec tant d'imprévisibilité qu'elle a fini par lui faire raquer père et mère pour dédommager ses déplacements complètement loufoques. Finalement, elle ne sait pas si Octave est réellement amoureux d'elle ou s'il a fini par devenir accroc à son sang. L'un dans l'autre, c'est un vampire marrant mais qu'elle sait beaucoup trop dangereux pour le laisser entrer trop profondément dans sa vie privée.  Eglantine tente d'aborder le sujet avec Carmilla qui l'arrête immédiatement : Elle ne veut pas connaître les coucheries de son fils. Elle la comprend.

Quelques temps plus tard, Eglantine et Carmilla se revoient et partagent une relation de couple un peu décalée. De temps en temps, Eglantine vient chez Carmilla et de temps en temps, Carmilla vient chez Eglantine. Quand Eglantine manque de se faire tuer par un loup-garou ou un vampire, sa copine s'affaire à protéger sa vie. Au bout de quelques mois, Carmilla disparaît des radars. D'après Octave, elle s'est enfuit en Italie, dans sa ville natale, pour rejoindre un vieil ami.

Eglantine a toujours vécu à New-York. Cette ville la laisse un peu blasée, un peu fascinée. Gigantesque, la mégalopole est toujours source de curiosité et de découverte. Mais aussi régulièrement qu'elle le peut, Eglantine s'enfuit. En concert ou en festival. En pèlerinage à Amsterdam ou dans d'autres Etats. En voiture, en compagnie d'une bande de tarés comme elle, complètement en marge de la société. Elle fuit les foyers qui la déplacent à chaque fois qu'ils manquent de place (foutus Républicains). Elle fuit la société qui ne la considère que comme un parasite. Elle fuit aussi elle-même parce qu'au fond, elle sait que tout ne tourne pas rond.

Des aventures, Eglantine en a toujours vécu. Comme attirée par une hilarante coïncidence, la vie ne cesse de lui faire croire que rien n'arrive par hasard. Tout semble interconnecté. Le Destin existe. Elle le sait. Elle en est la preuve vivante. C'est ainsi qu'elle rencontre, un jour, Stuart. Un sorcier, dit-il. Eglantine ne sait pas trop en quoi c'est un sorcier mais elle l'aime bien, lui et sa dégaine de shlag sorti du fond des années 2000. Stuart est toujours complètement à côté de ses pompes et se fait posséder, une fois sur deux, par un démon lubrique et exubérant (et bien plus intelligent que son hôte) qui habite dans la poupée de son propriétaire.

Avec Stu, tout est toujours génial et original. Avec Stu, Eglantine ne s'ennuie jamais. La plupart se moquent de lui. Se moquent de sa débilité. Personne ne semble vraiment lui prêter une attention crédible. Parfois, Stu fait peur, aussi. Il n'est pas normal. Mais il est d'une gentillesse et d'une générosité qui fait chaud dans le petit cœur d'Eglantine. De temps en temps, quand il ne la dégoûte pas trop, elle veut bien coucher avec lui. Parce qu'il est cool et gentil. Et qu'il baise comme un dieu, ce petit con. Stu est devenu l'un de ses meilleurs amis. Ils visitent des lieux improbables et Stu semble connaître tout le monde et tous les endroits cools et inédits. Elle le suit fidèlement et répond présente chaque fois qu'il le veut bien, sans trop le chercher dans ses absences. C'est un garçon aussi volage qu'elle et Stu reste introuvable lorsque ce n'est pas lui qui souhaite vous trouver.

Un jour, ils partent de New-York avec la voiture d'Eglantine, pendant les vacances d'été. Joyeusement, ils s'en vont rencontrer la famille de Stu. Dont sa sœur : Marie Laveau. Leur voyage est joyeux, décomplexé et fini aux rebords des confins d'une Nouvelle-Orléans colorée et magique. Si la sœur de Stu est complètement pétée du ciboulot, le courant passe immédiatement. Tout se passe très bien et les deux sorcières finissent par devenir de très bonnes amies. A telle point qu'Eglantine est presque tout de suite adoptée par les Laveau. La mère matriarcale lui fait découvrir quelques secrets occultes. Le cousin lui parle des légendes de son clan. Sa tante lui montre quelques potions utiles. Et Eglantine est très vite invitée aux soirées entre sorciers et vampires où Stuart est mis de côté. Elle en apprend beaucoup et étend son cercle d'amis. Eglantine aura passé des vacances incroyables et gardera un éternel contact avec cette famille dérangée mais d'une formidable chaleur humaine. Elle prend le snap de Marie. Claque une bise à sa mère. Finit par rompre avec le cousin un peu trop amoureux. Et rentre sur New York avec Stuart, le cœur léger. Aux yeux d'Eglantine, les Laveau sont la famille qu'elle n'a jamais eut. Adoptée et adoptable, Eglantine continue de nourrir pour les Laveau une sincère admiration et une affection indéfectible. Quelque part songe-t-elle parfois à quitter New-York pour les rejoindre, si les choses venaient à dégénérer, pour elle.

La famille, Eglantine ne l'a jamais connu. Sa mère est une femme dont elle ignore tout, si ce n'est son prénom : Helen. Son père était un gars somme toute sans grande originalité qui avait découvert la naissance de sa fille directement à l’hôpital. Helen ne lui laissa guère le choix : Tu prends ta fille et moi, je me casse chez mes parents. Son père n'avait jamais vraiment accepté ça et la démission parentale avait vite pointé le bout de son nez. S'il assuma quelques années de paternité pour la forme, les services sociaux reprirent vite le flambeau et elle fut ballottée de famille d'accueil en famille d'accueil jusqu'à entrer dans son premier foyer. Trois autres suivirent. Quant à sa relation avec son père, elle fut toujours très neutre. Un peu triste, un peu indifférente. Eglantine n'a jamais vraiment cherché à s'attacher à ce type. Un gars pour qui elle ne ressent ni amour, ni haine. Un pauvre type un peu dépassé par la situation et qui n'a jamais eut les épaules pour éduquer aucun être humain. Elle ne peut pas lui en vouloir quand quelquefois, il l'invite à manger un burger en faisant semblant de parler des amours innocents d'adolescents d'Eglantine. Quand il débarque à l'hôpital, après l'une de ses crises et fait semblant de s'affoler avant de l'abandonner à son sort quand les médecins annoncent que ce n'est rien : « tu comprends, Eglantine, je dois travailler... ». Quand il tente une année sur deux de se rappeler de sa date d'anniversaire et se trompe lourdement de mois en lui offrant un peu de thune parce qu'il ne sait pas quels sont les goûts de sa fille « je pensais que ce serait plus pratique pour toi, de l'argent... » (et ce n'est pas faute d'avoir essayé quand un jour, son père lui a offert une boîte de maquillage de luxe et qu'Eglantine est restée un peu interdite, sans trop d'enthousiasme, très très embarrassée). Son père fait parfois des efforts très maladroits et Eglantine ne peut pas lui en vouloir, au fond. Il fait de son mieux, même si son mieux est toujours un peu grotesque, un peu pathétique. De temps en temps, Eglantine rencontre ses copines. « La nouvelle, c'est sûr, cette fois, c'est l'amour de ma vie » essai-t-il de convaincre. Et ils en rient parfois autour d'un joint ou d'une bière. Finalement, Eglantine aime son père dans les rares moments où il ne joue pas à être son père.

Le matin, Eglantine ouvre les yeux. Ses paupières sont collées. Au cours de la nuit, elle s'est réveillée en sueur, pleine des images d'un horrible cauchemar. Doucement, elle se lève. Elle n'est pas dans son lit. Ni dans sa chambre. En hurlant, Eglantine avait alerté ses voisines qui s'étaient agglutinée dans sa porte. Elle avait beaucoup pleurait et sanglotait des « Je vais bien. Ca va. » avant qu'un éducateur ne vienne la forcer à ouvrir la porte. Les yeux rouges, le visage humide et fiévreux, elle avait fini par accepter de dormir avec l'une de ses amies. Elles s'étaient couchées très tard après avoir maté des videos sur le net et avoir joué à quelques jeux, sur le pc. Au lendemain, Eglantine se sentait pâteuse.

Lentement, elle roule son joint et l'allume avant de le partager avec l'hôtesse de la chambre. Cette dernière se change, prend une douche et revient vers elle pour la forcer à s'habiller. Cette fois, tu vas en cours, Eglantine ! La sorcière fini par s'y plier, par dépit. Elles ne vont pas au même lycée mais elles ont un petit bout de chemin à faire ensemble. Au petit-déjeuné, elle raconte son rêve à son ami. Une vision terrifiante. Au foyer, tout le monde sait plus ou moins qu'Eglantine est un peu voyante. Si elle n'en parle pas beaucoup et tente de le garder secret, les rumeurs vont bon train. Certains trouvent ça bizarre et effrayant. D'autres n'y croient pas une seule seconde. Et quelques unes de ses amies ont fini par s'habituer à ses remarques prophétiques avec un drôle de cynisme.

Eglantine est en proie à des pouvoirs médiumniques puissants et qui la dépassent. Elle se souvient qu'elle a cette chose depuis ses treize ans. Des crises violente et soudaine. Une perte de contrôle. Un abime. Son crâne qui se fracasse contre le cosmos. Douloureux à en réclamer la mort. Eglantine se souvient alors de ses visions comme d'un sceau marqué au fer rouge. Brutal et violent. Et alors, sa vie n'a plus jamais été la même.

Entre les passages à l'hôpital et les examens, les médecins sont toujours restés un peu circonspect. On pensait d'abord à de l’épilepsie. Mais rien ne l'indiquait vraiment. Puis petit à petit, à force de tests, d'examens et de question, on l'envoya vers des psychiatres. Pilules, calmants, suivi chez le thérapeute. Rien à y faire. Eglantine raconte ce qu'elle voit mais personne n'y accorde trop d'importance. Ce monde est fou. Personne n'accepte l'évidence lorsqu'elle sort des sentiers battus. Eglantine n'a jamais sut comment aborder la chose. Se tailler les veines semble parfois être une solution un peu radicale et très enivrante. Peut-être que la douleur atténue celle qui lui ronge le cerveau ?

Mais ses visions ne sont pas les seules manifestations de ses puissants pouvoirs à lui pourrir la vie. Aimant à spectres hurlants, à parasites ectoplasmiques et à créatures d’outre-tombes, la présence d'Eglantine est toujours sujette à de drôle de phénomènes paranormaux. Les appareils électroniques se déchargent. Les photos sont flous ou présentent des ombres dans son dos. Des voix, des bruits, des événements étranges. Eglantine est familière aux communication avec l'au-delà et ne sont pas rares les entités spirituelles à vouloir entrer en contact avec elle, comprenant qu'elle est capable de les voir (« Je vois des gens qui sont morts »). Enfin, au-delà des spectres et des revenants, Eglantine semble être capable de comprendre ou de se souvenir des souvenirs d'autrui comme les siens. Combien de fois lui avoue-t-on un secret qu'elle pensait déjà connaître ? Combien de fois en sait-on beaucoup trop pour ce qu'elle est censée connaître ? Si on ne lui fait pas le reproche, Eglantine n'en sait jamais rien. Des informations qui viennent et qui vont dans son esprit sans qu'elle n'en régule le flux. Comme si elle l'avait toujours su. Comme si une main divine ou infernale venait déposer dans son cerveau des données dont elle aurait une ésotérique utilité. Si Eglantine est incapable de lancer correctement un sortilège sans se le prendre en pleine poire ou semble ne posséder aucun autre don que celui d'un médiumnité trop puissante pour sa fragile psychologie, certains contemporains l'assurent avec une certitude qui terrifie Eglantine : C'est une sorcière avec un don innée et destiné à être brillamment utilisé. Eglantine, quant à elle, voudrait pouvoir s'en débarrasser. Que quiconque qui le souhaite le prenne. Elle n'en a aucune utilité.

Si pendant des années, Eglantine a été victime de ses pouvoirs spirituelle (et de quelques cultes très embarrassants), elle a fini par apprivoiser ses crises à l'aide de sa consommation régulière et beaucoup trop acharnée de stupéfiants. Comme si elle avait ouvert son cerveau, la défonce lui offre une perspective de ses pouvoirs sans douleur. Sans violence. Elle se laisse traverser par des visions qu'elle est incapable de comprendre et d'interpréter. Mais qui coulent en elle comme une sensation dérangeante et un peu étrangère. Tout ça la dépasse. Quoiqu'en disent les sorciers expérimentés qu'elle rencontre. Qu'on lui dise que ce talent n'est que gâché ! Personne ne peut imaginer ce qu'elle puisse endurer à cause d'eux. Car Eglantine n'imagine pas un seul instant que l'expression douloureuse de ses pouvoirs prend peut-être sa source de troubles personnels et psychologiques plus profonds.

Cette gamine se laisse faire. Poupée de chiffon. Dans un monde bouillonnant et secret. Loin des vues du commun des mortels, elle nage dans le paranormal comme si elle y avait toujours vécu. Elle accepte tout. Tout est normal. Inutile de faire une leçon de morale aux vampires ou d'essayer d'apprendre la civilité à un loup. Eglantine trouve sa normalité dans l'improbable et l'étrangeté dans la banalité. Elle s'effraie des gens normaux et ne se sent vraiment à l'aise qu'en présence des créatures qui habitent les recoins sombres de légendes oubliées.

Doucement, Eglantine quitte son amie et prend son bus. Son arrivé au lycée est accueilli de quelques remarques sur ses dernières absences. On la surnomme le Fantôme et ses professeurs ne manquent pas de s'étonner lorsqu'elle corrige lors de l'appel et annonce qu'elle est bel et bien là. Un peu isolée, dans son coin, rêveuse et en compagnie des petits freaks de sa bande, elle trouve un équilibre tout précaire autour de sa vie. Au fond de la classe, endormie sur sa table, elle songe tranquillement en attendant de découvrir sa prochaine nouvelle aventure.
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Newt Campbell

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Mer 21 Nov - 9:15
Bienvenue Eglantine et ouiii je te rassure le pouvoir de voyance est totalement possible sur le forum

Si tu as d'autres question n'hésite pas et je vais lire ta fichette *-* si elle est finie n'hésite pas à me le dire

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Mer 21 Nov - 9:28
Bienvenue !!!! Si tu as besoin n'hésites pas, que ce soit pour un lien ou autre ! :)
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Mer 21 Nov - 11:12
Merci beaucoup, Newt ! Vu sa puissance dans ce domaine-là, je n'étais pas totalement sûre. Tu me rassures ♥️ Du coup, je viens de terminer ma fiche ! En espérant qu'elle te plaise !

Merci, Balthazar ! Je serai ravi d'aller te réclamer un lien et pourquoi pas un RP ? Entre deux personnages aussi colorés, je pense que y'a largement de quoi faire, aha !
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Newt Campbell

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Mer 21 Nov - 11:19
Chouette j'aime beaucoup ta fiche et je vais envoyer bientôt le sans visage te valider. Juste qu'il manque le petit code qui se trouve dans le règlement. Le Tirelipinpon sur le .... O_O Et non c'est pas une drogue... quoi que chez moi la folie est assez naturelle /out
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«Je fais 66kg tout mouillé, et mes os cassent facilement alors le sarcasme c'est ma seule défense»
Eglantine Goszczynski

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Mer 21 Nov - 11:23
C'est ajouté ♥️
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The Master

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Mer 21 Nov - 11:26
What a Face Fiche parfaite et pouvoir qui va être très intéressant sur ce contexte et les prochains événements.

Je te valide petite sorcière





Félicitation


inscription.

Hé oui tu es validééééééééuuh , bravo à toi !!!!
voici une petite liste de liens qui te seront très utile pour tes débuts sur le fofo. N'hésite pas si tu as des questions à nous solliciter si tu as besoin. Et puiiiis amuse toi bien

- Tu peux de suite recenser ton avatar Ici
(Histoire qu'on te prenne pas ta bouille è_é nomého)

- Puis de même pour ton métier ou occupation Ici
(voir créer ta boutique/ton entreprise)

- N'oublie pas ta petite fiche de lien
(Pour avoir pleins de copains ou d'ennemis )

- Puis tant qu'a faire dans le mouve la fiche de rp Par Ici
(Tu seras vite over booké de rp)

- Ainsi que ton moyen de communication (email, lettre ou par smartphone) Ici
(On peut être un vampire et parfaitement cliquer sur un j'aime sur FB )

- Après tu peux même créer un prédef Ici
(Une petite famille, un petit copain ou copine par exemple)

- Si tu es en manque de RP fait une demande


- En attendant des réponses tu peux jouer Ici
( Ouii y a pleins de jeux rigolos ou idiots pour passer le temps)

- Ou discuter Par
( Tu vas vite te rendre compte qu'on parle trop O_O )

- Tu es un artiste? Wooow montre nous ça Ici
( Pour le plaisir des noeils *-*)

- Si tu as besoin d'en connaître plus sur l'univers c'est par Ici
( Car ça peut être utile *-*)






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